Un village reprend vie grâce à l'ouverture d'un café

Laura a tout quitté pour redonner vie à un petit village du Perche en y ouvrant un café. Brut y était.

“Je pense qu’il faut arrêter de s’agglutiner en ville”

À Saintigny, dans le Perche, c’est le grand jour pour Laure. Agente immobilière en région parisienne, elle a tout quitté pour ouvrir un café dans cette commune de 1000 habitants. “Franchement, j’ai hâte. Je trouve que c’est tellement pertinent, nécessaire d’être là et de faire en sorte que les gens puissent se retrouver.” Ouvrir un café dans un petit village, c’est une idée qui lui est venue à ses 30 ans. “J”ai un peu tout remis à zéro. Je me suis dit : “Qu’est-ce qui te fait vraiment kiffer dans la vie ?” Et je me suis rendu compte que c’étaient des choses très simples, et notamment créer du lien”. Pied-de-Borne : une épicerie coopérative tenue par les habitants

En ouvrant son café, qui fait aussi bar et épicerie, Laura a pour idée d’éviter aux gens de “prendre la voiture pour une tablette de beurre”, mais également de mettre en valeur “des producteurs locaux”, nombreux dans le coin. “Il y aura aussi du multi-services donc dépannage tabac, dépôt de pain, presse, photocopie, des choses de base qu’on a l’habitude de retrouver en ville, mais en ruralité, c’est des choses qui vont apporter vraiment de la valeur ajoutée”, explique la jeune femme. Pour reprendre ce lieu, Laure a été recrutée et accompagnée pendant 7 mois par 1000 Cafés, une association qui aide les petites communes à se dynamiser. L’association a financé le fonds de commerce, les meubles et la trésorerie de départ. Jean Lassalle alerte sur l'abandon des territoires ruraux

avatar
Brut.