Doja Cat, portrait de la rappeur américaine à succès sur TikTok

Origines, enfance, buzz, voici la vie de Doja Cat, rapppeuse américaine révélée sur TikTok pour ses hits Say So, So High, etc.

"Mon comportement n'est pas toujours exemplaire." Elle a rencontré un succès international sur TikTok. Mais sur les réseaux sociaux, elle ne fait pas seulement parler d'elle pour sa musique… Voici l'histoire de la chanteuse Doja Cat, nommée 8 fois aux Grammy 2022.

Un succès rencontré sur TikTok

C’est la première artiste musicale à rencontrer le succès sur TikTok. Elle est connue pour son style audacieux et provocant. Elle aime les chats et troller sur Internet. C’est Amala Dlamini, connue sous le nom de Doja Cat, et plus récemment sur Twitter, comme Jean-Emmanuel de la Martinière.

American Music Awards, Billboard Music Awards, Grammy Awards, MTV Video Music Awards, NRJ Music Awards, depuis 2020, l’artiste américaine enchaîne les récompenses. “Je reconnais que j’ai beaucoup travaillé cette année, mais pour moi, ce n’est pas du travail. Du coup, quand je suis ici ou que je reçois une récompense, je me dis : “Merci, et maintenant je vais retourner à mes affaires, créer et faire ce que j’aime”, c’est ce qu’a déclaré en 2020 Doja Cat.

Enfance de Doja Cat, entre New York et la Californie

Doja naît le 21 octobre 1995 à Los Angeles. Sa mère, Deborah Sawyer, est designer graphique, et son père, Dumisani Dlamini, est un acteur sud-africain. Elle a un frère. Pendant son enfance, ses parents ne vivent pas ensemble, et Doja dit ne pas connaître son père.

Doja raconte en 2021 à propos de sa famille : “Mon frère écoutait beaucoup de musique, on adorait ça. Mais ma mère n’était pas vraiment chanteuse. Elle chantait un peu, mais elle n’était pas chanteuse. Mon père était danseur, et je voulais danser, alors j’ai appris. Mais je ne faisais pas vraiment de musique quand j’étais petite.”

Elle grandit à Rye, dans l’État de New York, avec sa grand-mère et en Californie avec sa mère dans un ashram hindou créé par la musicienne de jazz Alice Coltrane.

Sa famille emménage ensuite à Oak Park, en banlieue de Los Angeles, où Doja raconte que son frère et elle se font martyriser car ils sont les seuls enfants métis du quartier.

Doja Cat quitte l’école à 16 ans pour se lancer dans la musique

À 16 ans, souffrant de troubles de l’attention, Doja quitte le lycée et se lance dans la musique. “Je dirais : “Vas-y, meuf. Poste-la. Fais-le. Publie-la. Fais ce que tu as l’intention de faire. Prends peut-être des cours de chants, mais va au bout de ce que tu fais” explique Doja Cat en 2020.

En 2012, elle met en ligne des morceaux sur Soundcloud puis enregistre avec Yeti Beats. “Au début de ma carrière, je passais beaucoup de temps chez moi à créer des rythmes et de la musique toute la journée. Donc ce n’est pas si surprenant. Et je m’amuse beaucoup chez moi.”

L’année suivante, elle signe avec RCA Records et Kemosabe Records et travaille avec le producteur Dr. Luke, dont le vrai nom est Lukasz Gottwald, que la chanteuse Kesha accuse ensuite d’agression sexuelle.

Doja Cat : succès musicaux planétaires et buzz réguliers

Le clip du premier single de Doja de So High fait plus de 30 millions de vues mais Doja est accusée de s’y approprier la culture hindoue. “Quand je commence un album, je ne me dis pas : “Bon, je vais parler de ma vie, de mes problèmes personnels, tout ça.” Souvent, je pars de la musique et des sonorités. Je cherche à faire des morceaux mélodieux et agréables à écouter.”

En 2018, après son album Amala, Doja sort Mooo! qu’elle écrit sur Instagram Live et dont elle filme le clip dans sa chambre d’enfant. À la même période, elle est pointée du doigt pour ses insultes homophobes en ligne. “J’ai traité quelques personnes de pédés quand j’étais au lycée, en 2015. Est-ce que ça veut dire que je ne mérite pas de soutien ? J’ai utilisé ce mot environ 15 000 fois dans ma vie. Est-ce que ça veut dire que je déteste les gays ? Est-ce que je déteste les gays ? Je ne crois pas. Je n’ai pas de problèmes avec eux.”

Début 2020, son single Say So devient viral sur TikTok et devient son premier hit n°1. La TikTokeuse Haley Sharpe, créatrice de la chorégraphie virale sur le morceau, apparaît dans le clip officiel.

Période faste de productivité pendant le Covid pour Doja Cat

En 2020, la chanteuse américaine s'est exprimée sur la période du coronavirus : “Je n’ai jamais été aussi créative que pendant [la pandémie]. Je suis vraiment comblée. Et je me sens très chanceuse.”

D’autres morceaux de l’album Hot Pink inspirent de nouvelles tendances TikTok… Pendant la pandémie, Doja fait de nombreux lives sur Instagram, et posts sur TikTok. En mai 2020, l’activité de Doja Sur Tinychat, un site de chat associé aux suprémacistes blancs, est révélée au grand jour. Elle s’en excuse et dément avoir eu des “conversations racistes” sur le site.

“Mon comportement n’est pas toujours exemplaire. Je ne suis pas parfaite. Je ne devrais pas faire des conneries comme ça. Je ne veux pas vous raconter de la merde. Je sais que ce qui me rend heureuse, c’est que vous soyez heureux et que vous sachiez la vérité”, c’est ce qu’avait expliqué Doja Cat le 25 mai 2020, dans un live Instagram supprimé depuis. “Le confinement a été difficile pour moi, pour plein de raisons.”

En septembre 2021, elle fait à nouveau le buzz en présentant les MTV Video Music Awards dans plusieurs costumes étonnants. Elle reçoit également 8 nominations aux Grammy 2022, entre autres dans la catégorie Album de l’année pour Planet Her.

“Si on gagne un Grammy, mon ami doit se faire tatouer mon nom sur le… Mon DJ, depuis le premier jour, il doit se faire tatouer sur le… je peux dire le mot ? Sur le cul. Il doit se faire tatouer mon nom sur la fefesse. Il doit faire ce tatouage et me le prouver, me le montrer. J’espère vraiment que ça va arriver, qu’on va gagner quelque chose.”

Sur TikTok, Ashton Casey alias Ashnikko, est une autre rappeuse à succès. Féministe, elle met en avant une sexualité totalement décomplexée. Pionnière du rap, Queen Latifah se bat encore aujourd’hui pour faire reconnaître la place des femmes noires dans l’univers de la musique et du cinéma. Portrait de Queen Latifah, la “première dame du hip-hop”. Retrouvez aussi les portraits des reines du rap game, Lalla Rami, Turtle White et Shani Da Flava, queer, lesbienne et trans, qui tentent de se faire une place dans le rap game machiste et homophobe entre la France et le Maroc.

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Brut.
5 février 2022 07:13