Les 4 phases du langage de l'amour

Voici comment savoir où on en est dans son couple en s'intéressant aux mots que l’on utilise La linguiste Julie Neveux nous explique.

L’amour fantasme, l’amour fusion, l’amour du quotidien…

“Tout au long d’une histoire d’amour, on éprouve des sentiments et des besoins un peu différents. Selon ceux-là, on s’aperçoit qu’il y a à peu près 4 phases de langage amoureux qu’on peut distinguer” décrit Julie Neveux, linguiste. La première phase, “l’amour fantasme”, correspond à celle de la rencontre. “On se connaît à peine, on se met à rêver à l’histoire qu’on va peut-être vivre ensemble et on se met à la raconter, à soi et aux autres. On va dire par exemple "il fallait qu'on se rencontre", "c'était lui”, “c'était elle", “c'est la bonne personne." On construit une sorte de mythe”. Que se passe-t-il dans le cerveau quand on tombe amoureux ?

Il est essentiel de ne pas “figer l’autre dans un rôle qui le réduit”

Vient ensuite la seconde phase : “l’amour fusion”. Celle du “Je t’aime”. “En même temps qu'on le dit, on l'identifie et on l'adresse. Tous les "je t'aime" sont une question adressée comme une proposition d'un pacte. Et seulement si l'autre dit “moi aussi je t’aime” on a peut-être le début d'une histoire d'amour”. Cette deuxième phase peut également être celle de la “dépendance”, “on va dire des choses comme “tu me manques” et “on se met souvent à utiliser des mots d'éternité : "à jamais", "pour toujours” pour essayer de donner la mesure qui dépasse, en fait, de l'intensité de notre sentiment” précise Julie Neveux. 5 conseils pour draguer sur les applications de rencontre

La troisième phase est celle de “l’amour au quotidien, de l’amour appropriation”. “C'est la phase que traverse le couple qui se met à vivre ensemble. Notamment, on va donner à l’autre des petits noms. Tous ces petits noms marquent encore le désir d'appropriation de l'autre, avec le “mon", le “ma”. 6 conseils pour se remettre d’une rupture amoureuse

“Ca peut être difficile à vivre selon le type de rôle qu’on se répartit”

Dernière phase, la quatrième : celle de “l’amour qui se fige”. “C’est quand on se met à décrire l’autre. On fait des phrases comme "oh, c'est un jaloux”, "c'est une jalouse", "oh, il est lève-tard”, ou "il est lève-tôt", on fige l'autre dans un caractère. Dans l'interaction du couple, on se met à jouer toujours le même rôle. Et ça n'évolue plus, et ça peut être difficile à vivre, en fait, selon le type de rôle qu'on se répartit” alerte Julie Neveux.

“C'est toujours très utile de repenser à ce qu'on dit, surtout que ça mène à représenter l'autre de telle ou telle façon, et que les mots, en fait, ils restent, et donc c'est très important d'essayer de se demander comment on parle” conseille la linguiste. L’essentiel selon la spécialiste du langage est de varier les “différentes possibilités de s’adresser à l’autre” en mélangeant les différentes phases pour ne pas “figer l’autre dans un rôle qui le réduit”. Le coup de foudre expliqué par la science

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Brut.