18 personnalités appellent à la création d'une Maison des femmes à Marseille

Depuis 4 ans, La Maison des femmes accompagne des femmes en difficulté ou victimes de violence et les aide à se reconstruire. Aujourd'hui, soutenue par Alexandra Lamy et 18 autres personnalités, l'association veut créer une nouvelle maison à Marseille. Et pour eux, voilà pourquoi c'est essentiel.

Bientôt une Maison des femmes à Marseille

À Marseille, une Maison des femmes ouvrira prochainement, sur l’exemple de la Maison des femmes de Saint-Denis. Les femmes en difficulté ou victimes de violences pourront y être prises en charge.

18 personnalités s’engagent pour la création d’une Maison des femmes à Marseille. Parmi elles, l’actrice Alexandra Lamy : « Moi, je me suis dit, je ne suis pas médecin, je ne suis rien du tout, bah peut-être qu’avec ma petite notoriété, je peux faire passer des messages à travers les médias. »

La première Maison des femmes à Saint-Denis

Ce futur lieu suit le modèle de la première Maison des femmes. Elle a été créée par la docteure Ghada Hatem à Saint-Denis en 2016. L'infrastructure accueille les femmes en difficulté ou victimes de violences, leur offre un parcours de soins et les soutient dans leur reconstruction.

« Quand une femme se fait casser le nez par son mari et qu’elle arrive aux urgences, on s’occupe de son nez cassé, les ORL la réparent. Avant, ils la renvoyaient chez elle un peu démunie. Là, ils nous appellent et nous disent : "Bon, j’ai réparé son nez, mais je crois que si je ne fais rien, ça va recommencer, donc est-ce que tu peux t’en occuper ?" Là, typiquement, on est dans notre mission », explique Ghada Hatem.

La prise en charge et la prévention

La Maison des femmes de Marseille est un projet porté par un groupe de professionnels. Florence Bretelle, gynécologue-obstétricienne, en est l’une des membres. « Je connais Saint-Denis aussi, et je vois que la population est à peu près la même. C’est-à-dire que c’est une population mixte, et je pense que ce qui marche à Saint-Denis peut tout à fait fonctionner à Marseille et répondre aux besoins », affirme-t-elle.

Et de poursuivre : « On dit que les quartiers Nord sont précaires, mais en fait, l’hyper-centre de Marseille est très précaire. Même si la violence ne concerne pas uniquement les populations précaires, loin de là. Il faut vraiment qu’on forme les gens et qu’on fasse de la prévention. On en fait déjà un peu, mais je pense qu’on peut beaucoup s’améliorer. »

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Brut.
18 décembre 2020 11:54