Comment parler à ses enfants de la mort d'autres enfants ?

Les enfants peuvent être confrontés à la mort de leurs camarades comme dans l’affaire de la petite Lola. Comment en parler aux plus jeunes ?

“Les parents ont les compétences pour parler de ces sujets-là avec leurs enfants”

“Le premier point, c'est sans doute de savoir ce que l'enfant sait, ce qu'il a entendu, ce qu'il a vu, ce qu'il a compris, ce qui lui a fait peur, les questions que ça lui pose.” Thierry Baubet est psychiatre. Avec l’affaire de la petite Lola, les enfants peuvent se questionner sur ce crime, et plus largement sur la mort. Mais comment aborder de tels sujets avec les enfants ? Pour le professionnel, il ne faut surtout pas fermer la porte à la discussion. “Quand l'enfant est partant pour parler de ce genre de situation, c'est qu'il a des choses à dire. Donc, la première chose, c'est de lui demander ce qu'il a compris: ‘Qu'est-ce que tu sais et qu'est-ce que Et qu'est-ce qui te fait peur là-dedans?’ C'est comme ça qu'il faut le faire. Ça dépend vraiment beaucoup aussi du niveau développemental de l'enfant”, explique-t-il. Coumba Sow a surmonté la mort de deux enfants

“C'est seulement vers six, sept ans que tous les enfants comprennent que la mort, c'est irréversible, qu'on ne revient pas, et puis que c'est universel, c'est-à-dire que tout le monde va mourir, les gens qu'on aime vont mourir et soi-même. Et ça, c'est un grand choc pour beaucoup d'enfants à cet âge-là. Mais là, la situation est ce n'est pas seulement qu'on va tous mourir, c'est que ce sont des enfants. Et là, ça ouvre bien sûr à beaucoup de questions et beaucoup de peur. Qu'est-ce que la mort? Est-ce que tout le monde meurt? Qu'est-ce que le mal ? Qui peut faire du mal? (…) Ce ne sont pas des questions faciles et ce sont des questions essentielles pour les enfants. Donc, c'est important, par rapport à ça, que les parents rassurent aussi l'enfant”, ajoute le psychiatre. Face aux violences sexuelles, Andrea Bescond veut informer les enfants

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Brut.