Interview Brut : Simon Baker sur le réchauffement climatique

Son pays est l'un des plus durement touchés par les conséquences du réchauffement climatique. Simon Baker, l'acteur de "The Mentalist", s'exprime sur les incendies qui ravagent l'Australie et sur l'inaction de son gouvernement. Interview réalisée dans le cadre du Festival International du Film de Marrakech.

Le réchauffement climatique en Australie vu par Simon Baker

Avec le réchauffement climatique, les tendances météorologiques évoluent. L’Australie est actuellement l’un des pays les plus touchés par ce phénomène. En effet, ces 20 dernières années, le pays a connu une sécheresse sans précédents. "Pendant que nous parlons, il y a des feux qui brûlent et beaucoup d’entre eux sont hors de contrôle", annonce Simon Baker.

À l’instant même, en Australie, de nombreux incendies menacent la population et détruisent d’énormes parcelles d’environnement naturel. "Il y a une grande sensation de danger imminent" mais aussi "un manque de connaissance sur l’importance des effets du changement climatique", explique l’acteur. Cependant, si la population semble avoir conscience de la gravité de la situation, le gouvernement, lui, n’est pas encore décidé à s’engager au niveau de l’écologie : "Il y a une sorte de conscience sociale de la situation et je ne crois pas que le gouvernement la saisisse. J’ai l’impression qu’ils ont peur d’admettre qu’il y a un problème qui doit être géré (…) et que les gens ont quelque part la sensation d’être abandonnés au travers de l’inaction de notre gouvernement."   "Une transition ne signifie pas nécessairement abandonner quelque chose, mais c’est aller vers une autre phase"

L’acteur de "The Mentalist" confie pourtant rester optimiste et continuer de croire au "pouvoir de la confiance et des pensées collectives". Mais pour cela, "des mesures obligatoires doivent être prises et les gens doivent comprendre qu’une transition ne signifie pas nécessairement abandonner quelque chose, mais c’est aller vers une autre phase". Pour Simon Baker, ça reste difficile d’admettre que le monde est en train de changer de façon aussi dramatique, mais la science le prouve. Selon l’acteur, il est donc évident que les populations doivent radicalement réduire les émissions de CO2. "Nous devons donner à notre planète un peu d’amour", conclut-il.

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Brut.
13 décembre 2019 10:37