La culture du tatouage au Japon

Pendant la Coupe du monde de rugby, les joueurs et le public sont invités à cacher leurs tatouages dans les lieux publics, par respect pour le pays hôte. Car au Japon, les tatouages ont une riche histoire…

JAPON : les joueurs de rugby sont invités à cacher leurs tatouages durant la Coupe du monde

Pendant la Coupe du monde de rugby, les joueurs et le public ont été invités par les organisateurs à cacher leurs tatouages dans les lieux publics, par respect pour le pays hôte. Car, au Japon, les tatouages ont une riche histoire…

La Coupe du monde de rugby 2019 a commencé le lundi 23 septembre. Les perturbations dans les transports liées à la météo et l’affluence ont suscité des inquiétudes. Cependant, le Japon, pays hôte, a une autre préoccupation : les tatouages.

En effet, au Japon, les tatouages sont associés aux criminels appelés “yakuzas” et sont donc mal perçus dans la société nippone actuelle. Pourtant, les tatouages traditionnels, les “wabori”, font partie des traditions japonaises ancestrales. Des archives attestent de leur existence dès le 16e siècle.

Courte histoire du tatouage au Japon

Les femmes Aïnu des îles Amami et de l’archipel Ryûkyû avaient déjà l’habitude de se tatouer. Après l’époque Sengoku, les tatouages deviennent à la mode. Durant l’époque Edo, il est honteux de montrer sa peau. Aspirant à devenir une nation civilisée au même titre que les puissances occidentales, le gouvernement Meiji craint que le Japon véhicule l’image d’un pays primitif à cause des tatouages. Les tatouages font donc l’objet d’une réglementation stricte.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Quartier général (GHQ) supprime la réglementation sur les tatouages. Aujourd’hui cependant, les tatouages sont interdits dans les bains publics.

Aujourd’hui, l’Association internationale de rugby demande aux joueurs de rugby venant au Japon pour la Coupe du monde 2019 de cacher leurs tatouages dans les lieux publics. Preuve que les tatouages restent au centre de l’attention dans la société japonaise.

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Brut.
21 septembre 2019 06:58