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Le Vanuatu, en première ligne face au changement climatique

Il n'en est pas responsable et pourtant, cet archipel est l'une des premières victimes du changement climatique. Voyage au Vanuatu, un pays qui lutte pour sa survie.

Le Vanuatu, grande victime du changement climatique

S’il y a bien un endroit qui subit le réchauffement climatique, c’est le Vanuatu. Cet archipel situé en Océanie est le pays le plus affecté par le changement climatique en termes de catastrophes naturelles.

Le Vanuatu émet 0,0001 % des émissions mondiales. Et pourtant, c’est le pays qui souffre le plus du changement climatique. Sur cet archipel, la nature tente de reprendre ses droits : les cyclones, les inondations ou la montée de la mer sont des événements de plus en plus fréquents.

L’ONU a classé le Vanuatu comme « pays le plus touché par les catastrophes naturelles au monde ». « La plupart de ces menaces sont liées au changement climatique », affirme Ralph Regenvanu, ministre des Affaires étrangères.

Trop peu d’aide

Au large de l’archipel, la montée des eaux est une menace pour les habitations. Malgré des mesures d’adaptations - comme des digues ou des plantes pour retenir l’eau - les habitants des côtes craignent de perdre leur maison.

« Dans cinq ans, nous aurons perdu toute cette bande de terre malgré ces mesures d’adaptation. Nous continuerons à nous adapter, mais nous ne pouvons pas stopper les impacts du changement climatique », alerte Willy Missack, coordinateur du Vanuatu Climate Action Network.

« Il est injuste que nous ayons si peu contribué et que nous subissions l’essentiel des conséquences »

« Il est tout à fait injuste que nous ayons si peu contribué et que nous subissions l’essentiel des conséquences. C’est pour ça que nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures pour nous aider et compenser les dommages dus aux gros émetteurs. Nous n’avons pas d’argent, nous n’avons pas causé le problème, de plus gros pays ont l’argent et ont causé le problème », déplore Ralph Regenvanu.

D’après le ministre des Affaires étrangères, trop peu de pays participent au Fonds vert pour le climat, malgré leur engagement. L’Australie, en tant que voisin du Vanuatu et l’un des plus gros émetteurs au monde, n’y contribuera pas. Les États-Unis non plus.

Un site d’évacuation est en construction afin que les populations aient un lieu sûr éloigné des côtes. Ce projet est financé par la Banque mondiale dans le cadre des adaptations lancées pour résister au changement climatique.

21/11/2020 07:21
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19 commentaires

  • Willy M.
    12/11/2021 05:57

    Dear All, We thank you for every comments and we are looking forward to our collaboration. We are seeking for an Advisory Opinion on Climate Change at the International Court of Justice and we need your participation and collaboration for this globale humanitarian issue. Please to inbox me and we can work more on the issue at the regional and global level.

  • Claire S.
    10/11/2021 20:33

    C'est où je suis née 😁 il va falloir que j'y retourne vraiment

  • Christophe L.
    10/11/2021 11:58

    Il est malheureusement à craindre que les pays les plus riches, donc les plus pollueurs et les plus responsables du dérèglement climatique et de l'effondrement de la biodiversité ne bougeront vraiment que quand ils seront à leur tour vraiment impactés par les conséquences de cette apocalypse en devenir. Mais il sera alors trop tard...

  • Roxie R.
    10/11/2021 06:35

    ☹️

  • Taryn T.
    10/11/2021 02:52

    😱😱

  • Corinne L.
    09/11/2021 18:15

    Quelle tristesse, honte à nous tous, honte aux exploiteurs. Où seront ces personnes dans 20 30 ans ?

  • Leo P.
    09/11/2021 18:07

    Changer d'île mes nous aussi tôt ou tard on va partir 💫

  • Sylvain L.
    09/11/2021 14:42

    Les pauvres ils sont classés par le World Risk Index comme le pays le plus exposé aux risques naturels au monde...entre les séismes, éruptions volcaniques, tsunamis , montée des eaux et cyclones ils ont de quoi s'inquiéter...

  • Jackdaniel I.
    09/11/2021 11:29

    Il y’a rien à faire ont va tous crever, fallait penser à un meilleure modèle de développement avant de brûler les hydrocarbures.

  • Jacky T.
    09/11/2021 09:56

    les vanuatu parlent le bichlamar mélange d'Anglais et de langue tribale .

  • Kowaiko O.
    09/11/2021 09:53

    Tonton ..bravo et respect pour le travail

  • Ghislaine B.
    09/11/2021 09:50

    😫

  • Bao J.
    09/11/2021 09:02

    Alors que ca devrait etre les îles qui devraient etre touché en dernier...

  • Alex T.
    09/11/2021 07:47

    Like this

  • Anne-marie S.
    09/11/2021 00:18

    Que cet archipel est beau pourtant😢😢😢😢😢

  • Henrry M.
    09/11/2021 00:01

    demande des domage et interet a buffet musk et bessos

  • Lescanne L.
    09/11/2021 00:00

    Serge Ferry a fait ce petit commentaire qui nous rappelle des faits basique sur le niveau de la mer Le niveau de la mer est toujours un niveau marin relatif, c’est ce qu’on enseigne aux étudiants géologues. Car il est la résultante de deux paramètres indépendants dont il est toujours difficile, voire quasi-impossible de faire la part. Sauf à disposer d’autres données qui permettent seulement d’estimer la part de chacun. Ces paramètres sont le niveau marin eustatique d’un côté et, de l’autre, le couple subsidence (enfoncement)/soulèvement qui est un mécanisme tectonique. Les variations du niveau marin dues aux glaciations sont une illustration de la notion d’eustatisme. Le volume de l’eau (et donc le niveau) change dans les bassins marins à cause du stockage temporaire de l’eau sur les continents sous forme de glaciers. Le mécanisme est indépendant de la tectonique. Les marges continentales dites passives subsident (s’enfoncent) lentement pour cause purement tectonique ( cf. tectonique des plaques). C’est le cas de Brest, sur la marge passive atlantique, avec son marégraphe dont on va reparler. Le marégraphe de Brest indique une stabilité du niveau moyen sur un siècle, entre 1810 et 1920. Ensuite une montée du niveau marin relatif intervient jusqu’à aujourd’hui, soit sur un siècle, avec une pente uniforme. Sur le site web de la NOAA américaine, la rupture de pente est négligée et la droite de régression globale indique une montée d’environ 1mm/an sur toute la période. Il y a peu, une expérience de mesure satellitaire d’altitude sur un point à terre proche, étalée sur une durée de 20 ans, a permis de montrer que le sol s’enfonce à une vitesse proche de la montée du niveau marin relatif mesurée par le marégraphe sur un siècle. La conclusion est claire : le niveau marin relatif est sous le contrôle principal, voire exclusif, de la tectonique, stable entre1810 et 1920, reprise de l’enfoncement de la marge entre 1920 et 2020. Niels-Axel Mörner, géologue suédois de classe exceptionnelle, a compilé les données des marégraphes mondiaux. La courbe cumulative, fermant à 100%, indique aux deux bouts des cas “pathologiques“ de montée ou de chute du niveau marin relatif. Ces secteurs sont tectoniquement des zones instables. Par exemple la côte du Pérou à Lima se soulève suite à la subduction de la plaque pacifique. Mais la grande majorité des marégraphes, installés sur des rivages à peu près stables ne montre qu’une variation très faible, de l’ordre du mm/an à quelques mm/an. Ce qui est assez proche des mesures altimétriques satellitaires. Il serait intéressant d’aller plus finement et de croiser la localisation de ces marégraphes avec leur contexte tectonique et de voir si un schéma cohérent émerge des petites variations constatées selon les zones (gauchissements d’origine tectonique). Par exemple l’île de Rhodes est située sur une transformante active. Les données géologiques montrent que vers le passage Pliocène-Quaternaire l’île s’est enfoncée brutalement d’au moins 500 m pour ressurgir tout aussi rapidement ensuite. Le phénomène est marqué par les plates-formes d’abrasion littorale fossiles (action abrasive des vagues au rivage), bien visibles car étagées sur les reliefs actuels et qui marquent les phases de stationnement du niveau marin. Sur les îles du Pacifique, donc en domaine intra-plaque en principe stable, Mörner a passé les dernières années de son activité à recenser et dater les indices géologiques de ce type. Il montre (voir ses papiers sur Research Gate) que le niveau marin a varié de façon différente d’une île à l’autre sur la période récente. Là encore l’explication est tectonique. Il résulte de ce bref exposé que l’alarmisme médiatique (du style “on vous explique“, “selon une étude“, les “décodeurs“ du Monde, etc…) sur la montée des eaux est à prendre avec des pincettes. Les journalistes sont de culture littéraire, leur culture scientifique étant généralement proche de zéro. De plus, le tri militant des données qui arrangent mène au désastre.

  • ZN S.
    08/11/2021 22:15

    Un seul responsable, l’humain. 🤨 La terre perdurera et se régénérera sûrement, ce sont les espèces qui la peuplent qui disparaîtront

  • Pizza C.
    08/11/2021 22:04

    Aucune chance de s'en sortir. Meme si on arretait tout maintenant, il faudrait plusieurs centaines de milliers d'années pour que le climat revienne a son niveau de début 1900. Il faut se preparer a autre chose. C'est triste

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