La dangereuse récolte de l’açaï par les enfants brésiliens

L’açaï est le fruit à la mode sur les réseaux sociaux. Pourtant, les enfants brésiliens risquent leur vie pour le récolter.

“Si j’avais une vie meilleure, je n’impliquerais pas mes enfants là-dedans”

Les baies d’açaï, ce sont ces fruits venant du Brésil qui composent les açaï bowl, ces plats à la mode plébiscités sur les réseaux sociaux. Mais derrière cette pâte mauve accompagnée de fruits et de graines se cache le dangereux travail d’enfants, qui montent en haut des arbres pour récupérer les grappes. ”Je me réveille tôt, je récolte jusqu’à 11/12h, et à 13h30, je vais à l’école. Mais c’est un rythme fatigant”, explique Valdinei, un de ces enfants récolteurs de baies. “Je suis déjà tombé de l’açaï. Parce que là où ça s’est passé, vers le terrain de mon grand-père, l’arbre est vert comme ici. Il est très fin et tordu. J’ai grimpé pour aller chercher la grappe et je pensais que le tronc résisterait. En montant plus haut, il s’est brisé et je suis tombé au sol. Je me suis évanoui un peu, mais j’ai réussi à me relever et j’ai continué la cueillette. J’avais 13 ans.” Les conditions de travail inquiétantes des salons de nail art

Mais ce quotidien dangereux est inévitable pour ces familles au Brésil. “Sans l’açaï, on n’y arriverait pas. Si j’avais une vie meilleure, je n’impliquerais pas mes enfants là-dedans. Mais malheureusement, on n’a pas d’autre choix. C’est notre moyen de subsistance.” Les enfants travailleurs, tel que Valdinei, prennent très à cœur cette responsabilité de grimper récupérer les fruits. ”Mon père est fatigué, épuisé. Je le regarde et je me dis que je vais devoir trouver un travail pour envoyer de l’argent, pour que ma famille aille mieux, leur laisser plus de temps libre, travailler moins, car ce n’est pas facile à cet âge-là de travailler comme ça.” Comment le travail forcé des Ouïghours alimente l'industrie textile mondiale

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Brut.