Pour le climat, il renonce aux championnats du monde de trail

Andy Symonds, coureur de trail, a refusé de participer aux championnats du monde en Thaïlande, pour limiter son empreinte carbone.

“On va être obligés, tôt ou tard, de faire des sacrifices”

Andy Symonds est un coureur de trail semi-professionnel, qui représente la Grande-Bretagne depuis l’âge de 16 ans. Cette année, il a refusé de se rendre aux championnats du monde de trail qui se déroulent en Thaïlande. Sa raison : ne pas contribuer au dérèglement climatique en prenant l’avion, juste pour pratiquer du sport. “J’ai pris quelques jours pour y réfléchir. J’ai calculé mon empreinte carbone et je me suis rendu compte que pour moi, ça n’aurait pas été logique d’accepter cette proposition, donc je l’ai déclinée, aussi parce que je savais que j’aurai de nouvelles opportunités l’année prochaine et dans 7 mois”, explique le champion. Ils détectent la pollution des eaux en surfant

“J’ai réalisé que j’étais au dessus de 6 tonnes (de CO2), environ 6,3 tonnes cette année, en incluant tout, mes activités personnelles et tout ce qui concerne le running, qui représente un tiers, surtout pour les voyages et un peu pour l’équipement. Je me suis rendu compte que si j’allais en Thaïlande pour représenter la Grande-Bretagne, j’allais ajouter à peu près 4 tonnes de plus”, compte le champion. L’empreinte carbone permet de mesurer sa part dans le dérèglement climatique. La moyenne en France est d’environ 10 tonnes de CO2 par an. L’objectif pour limiter le réchauffement climatique est de passer en dessous des 2 tonnes de CO2 par an. “On va être obligés, tôt ou tard, de faire des sacrifices. Plus on les fera tôt, moins on en aura à faire et moins ils seront violents”, prévient Andy Symonds. Les randonnées "zéro carbone", pour voyager sans impact sur la planète

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Brut.