Climat : des lycéens tirés au sort pour proposer des lois

150 citoyens ont été tirés au sort pour proposer des lois sur le climat. L'objectif : réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030. Parmi eux, certains sont encore lycéens. Brut les a rencontrés.

Brut a suivi cinq lycéens à la Convention citoyenne pour le climat

Nicolas, Éloïse, Selia, Jocelyn et Romane donnent leurs impressions sur l’expérience incroyable qu’ils ont vécue. Ils espèrent, par leur action, aider à limiter le réchauffement climatique.

Cinq lycéens français ont été tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat, qui rendra ses propositions début avril. Ils s’appellent Nicolas, Éloïse, Selia, Jocelyn et Romane. Ils font partie des 150 citoyens inscrits à cette convention. Leur mission : proposer des lois pour baisser de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Brut les a rencontrés.

« Des personnes avec qui je n’aurais probablement jamais parlé »

Nicolas se souvient encore du coup de fil qu’il a reçu le jour où il a appris qu’il était sélectionné pour participer à la convention. « J’étais en train de travailler chez moi, et j’ai reçu un appel venant d’Île-de-France. Au début, je pensais que c’était une pub. J’ai répondu parce que je n’avais rien d’autre à faire. »

Éloïse, quant à elle, a davantage été marquée par son arrivée à la convention. « Au tout début, j’ai vu quelqu’un jeter son mégot par terre, et je me suis dit, ‘’attends, le gars, il va à la convention et il vient de jeter un mégot par terre ?’’ » Selia, de son côté, a plutôt été marquée par la diversité des profils présents. « Je peux parler avec un retraité comme une personne plus jeune ou un étudiant. Vraiment, il n’y a pas de frontière d’âge. Ce sont des personnes avec qui je n’aurais probablement jamais parlé dans la rue ou dans ma vie. » Jocelyn s’en réjouit. « On représente la société française ! », affirme-t-il.

« Il faut vraiment qu’on agisse »

Romane reste plus terre à terre. Avant de s’émerveiller, elle préfère agir. « J’étais déjà sensibilisée à l’impact du réchauffement climatique, mais là, ça m’a encore plus fait appel, je me suis dit mais oui, il faut vraiment qu’on agisse, il faut vraiment qu’on fasse quelque chose pour réagir. » Nicolas lui donne raison : « J’espère vraiment qu’il y aura un impact, que ça va fonctionner, parce que les 150 citoyens ont travaillé d’arrache pied pour que cela fonctionne. »

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Brut.