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Explosion à Beyrouth : 1 an après, des pénuries à l'hôpital Geitaoui

"On doit choisir à quel patient donner le médicament selon la gravité. C'est un peu inhumain…" Un an après avoir été ravagé par la terrible explosion au Liban, Brut est retourné à l'hôpital Geitaoui de Beyrouth, où les soignants font face à de nombreuses pénuries… #BrutauLiban

Explosion à Beyrouth : 1 an après, des pénuries à l'hôpital Geitaoui

"On doit choisir à quel patient donner le médicament selon la gravité. C'est un peu inhumain…" Un an après avoir été ravagé par la terrible explosion au Liban, Brut est retourné à l'hôpital Geitaoui de Beyrouth, où les soignants font face à de nombreuses pénuries… #BrutauLiban

“On doit choisir à quel patient donner le médicament selon la gravité de sa situation.”

Yasmina Yared, pharmacienne clinicienne à l’hôpital, déplore le manque cruel de médicaments, et le “tri de patients” qui s’impose au personnel. Cette pénurie de médicaments est une conséquence de la crise financière qui traverse le Liban : les importations de médicaments sont presque à l’arrêt en raison d’impayés de la Banque centrale libanaise à ses fournisseurs étrangers.

“Depuis un an, les choses se sont dégradées.”

Naji Abi Rached, directeur de l’hôpital, déplore aussi le sévère manque de moyens humains, mais également d’électricité, de mazout et de fioul. Là aussi, la crise que traverse le Liban serait à blâmer : “La situation politique ne s’étant pas arrangée, la situation économique s’est gravement détériorée en conséquence”, témoigne-t-il.

Vanessa Nseir, du service de néphrologie de l’hôpital, essaie de rester optimiste : “La situation est de pire en pire mais on essaie de s’adapter de mieux en mieux, avec un espoir pour une amélioration dans l’horizon.

02/08/2021 17:45mise à jour : 02/08/2021 17:53
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