L'association Sourire un jour redonne un visage aux enfants défigurés

Cette association opère gratuitement les enfants ivoiriens touchés par la maladie de Noma. Brut l’a suivie.

“Elle était rejetée partout où elle allait”

“Quand j’ai vu ma fille à travers son visage vraiment défiguré, j’étais triste. Elle était vraiment rejetée partout où elle allait. Elle ne pouvait même pas rentrer dans la maison d’une personne pour boire de l’eau.” À Abidjan, en Côte d’Ivoire, Priscille souffre depuis l’âge de 2 ans de la maladie de Noma. Cette infection gangreneuse qui détruit le visage est mortelle dans 90 % des cas en l'absence de traitement. “C’est comme un bouton qui est sorti au niveau de sa joue. On l’a envoyée un moment chez le médecin qui a pu faire quelque chose, mais quand ils ont taillé, la plaie était déjà ouverte.” Cette petite fille irakienne souffre d'une rare maladie de peau

Pour aider des enfants comme Priscille, le chirurgien Ali Bourji a cofondé en 2012, l’association humanitaire Sourire un jour. Il y opère gratuitement des patients atteints de la maladie. “Il ne s’agit pas simplement de les opérer, il y a une logistique qui est très lourde afin de leur donner un visage humain, une dignité humaine, une réinsertion sociale, parce qu’ils sont exclus des sociétés.“ La maladie de Noma, aussi appelée “la maladie du pauvre”, touche principalement des enfants de 2 à 6 ans et sévit essentiellement en Afrique subsaharienne. En 10 ans, l’association a opéré 260 enfants et adultes. Leah, 29 ans, atteinte de la maladie de Charcot

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Brut.