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L'autrice Stephanie Land raconte la réalité du rêve américain

"Je me sentais vraiment jetable." Mère célibataire, son travail d'employée de ménage lui a permis de ne pas finir à la rue. L'autrice Stephanie Land raconte la réalité du rêve américain.

Stephanie Land : la réalité du rêve américain

Avant de connaître le succès, cette autrice a connu le pire aspect du système américain. Dans ses mémoires publiées en 2019, elle dévoile les réalités de l’American dream.

Avant de devenir autrice à succès, Stephanie Land était femme de ménage. Pendant la crise de 2008, elle a mis son rêve de devenir écrivaine entre parenthèses. Mère célibataire, elle s’est mise à la recherche d’un emploi. Elle n’aurait jamais imaginé vivre un jour sous le seuil de pauvreté.

Une tournure inattendue

Stephanie Land a été élevée dans un milieu privilégié : ce revirement de situation a été un choc pour elle. Elle a par ailleurs appris sa grossesse juste après une séparation. Finalement, elle est restée avec son compagnon, pensant que tout s’arrangerait. Mais son partenaire l’a empêché de travailler et a dépensé toutes ses économies.

« Quand il nous a mis dehors, j'avais ce qu’il restait de mon remboursement d'impôt. Ce n'était que quelques centaines de dollars, et ma famille n'était pas en mesure de nous aider. Nous nous sommes donc retrouvées dans un foyer pour sans-abri. »

Stephanie Land n’avait personne sur qui compter. Elle a dû se débrouiller seule. Et son travail de femme de ménage n’était pas idéal : ses clients étaient parfois méprisants… Elle a finalement commencé à suivre des cours du soir à l’université. Elle a ensuite obtenu un diplôme en anglais et en création littéraire.

Pauvreté et racisme systémiques

En 2019, Stephanie Land publie ses mémoires : Maid. Elle y révèle la réalité du rêve américain. Par son expérience, elle sait combien il est difficile de recevoir de l’aide du gouvernement. Selon elle, la vie des mères célibataires est particulièrement difficile dans la plupart des États.

« Les Américains démarrent dans la vie en étant gravement décalés. Il y a des gens qui sont nés privilégiés. Ils sont nés sur une voie qu'ils sont prêts à suivre toute leur vie. Quand nous disons aux gens que si vous travaillez suffisamment dur, vous réussirez dans ce pays, nous partons du principe que le travail qu'ils font les fera vivre. »

L’autrice espère que son histoire fera la lumière sur la pauvreté systémique : « Vous devriez avoir une personne de couleur qui se présente ici. Vous devriez avoir des gens qui sont issus de la pauvreté systémique et du racisme systémique. J'essaie donc d'en parler autant que possible et j'espère que, parce que les gens écoutent mon histoire, ils commenceront à écouter les histoires qui comptent vraiment. »

10/11/2020 14:52mise à jour : 10/11/2020 14:54
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58 commentaires

  • Maëllis P.
    12 heures

    mdrr la meuf raconte sa réalité et les 3/4 des commentaires portent sur "l'hérésie" de dire "autrice" ou "auteure" jpp des gens

  • Mag M.
    13/11/2020 22:49

    Alors je vous rejoins totalement, déjà que j’ai du mal avec les commentaires bourrés de fautes d’orthographe et de grammaire en tout genre, si en plus en féminise tout et n’importe quoi! y’a pas un groupe qui aime l’orthographe et la grammaire sur Facebook??

  • Guytho J.
    13/11/2020 20:09

    Bonjour chère amie Je suis nouveau sur le réseau et j'aimerais bien me faire de nouveau amis a travers j'aime découvrir de nouveaux horizons et j'aimerais que vous fassiez en partir de mes nouveaux amis

  • Claude W.
    13/11/2020 17:22

    Autrice... C'est beau le progrès !

  • Benoit D.
    13/11/2020 11:40

    Bonjour j espère que vous allez bien veuillez ,envie de passez du bon temps veuillez vous abonnez. A cette chaîne svp 👇 https://youtu.be/_GZ_Hoqa5J8

  • Cheikhi A.
    13/11/2020 09:21

    la soumission systimique en algerie !

  • Benjamin S.
    12/11/2020 23:51

    Elle parle comme si elle a été constamment seule sans préciser qui gardait sa fille pendant qu'elle travaillait? Ou allait en cours? De plus les études dans notre système nord américain est très chèr! ... il manque des informations à son histoire....

  • Livia V.
    12/11/2020 22:51

    Les commentaires pue la masculinité fragile, juste à cause d'un mot alala

  • Germaine M.
    12/11/2020 20:00

    Ź

  • Sarah D.
    12/11/2020 08:46

    the american dream

  • Pauline C.
    12/11/2020 00:11

    tcheque 😉

  • Marjorie L.
    11/11/2020 21:44

    Oui déshumanisant! Pauvre Amérique dénuée de sens où le fric et le pouvoir sont les mots clés. On s’en bat l’œil... auteure ou autrice, le problème c’est la pauvreté systémique et le regard de la société sur les pauvres.

  • Aurore S.
    11/11/2020 19:18

    Toute honte bue, vous vous échinez à discuter sur la féminisation du nom « auteur », mais vous ne considérez pas, avec empathie, la réalité des inégalités sociales décrites, courageusement, par cette dame.. voilà le vrai problème.. l’individualisme morbide et la perte du sens commun et humain!

  • Clémence E.
    11/11/2020 18:39

    C' est l'histoire de cette femme qui importe, vous n'avez retenu que cela, le mot " auteure " ?

  • Opal L.
    11/11/2020 18:25

    Certains en France sont pareils

  • Daniel J.
    11/11/2020 16:02

    140 hrs par semaine, impossible.

  • Elisa G.
    11/11/2020 14:27

    Ce qu’il faut qu’elle comprenne c’est que dans ce système sans pauvres il n’y a pas de riches!

  • Myrian R.
    11/11/2020 13:01

    Non. Autrice existait dès le Moyen Age parait il et avait disparu entre temps.

  • Freeda N.
    11/11/2020 12:54

    L ultra liberalisme anglo us qui broie tout .. quel rêve !

  • Laurence P.
    11/11/2020 11:52

    En France c est pareil cela fait plus d un an que les femmes de ménage des hôtels sont en grève et on n est pas au courant

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