Les Jardinières masquées de Tours : des espaces verts à la disposition de tous

Chaque vendredi, ces citoyens se réunissent pour planter des fruits et légumes dans les espaces verts de leur ville, à la disposition de tous. Ce sont les Jardinieres masquées de Tours.

Les Jardinières masquées de Tours : des espaces verts à disposition de tous

Chacun peut y participer. Une manière de consommer de manière plus responsable et de créer du lien social.

Ils en ont rêvé pendant tout le confinement… Depuis le 11 mai, chaque vendredi, des habitants de Tours ont recommencé à se retrouver pour planter des fruits et légumes dans les parcs, les jardins et les parterres de la ville. « On arrive à faire quelque chose de commun, c’est vraiment chouette », se réjouit l’une d’entre eux. Cette initiative s’appelle les Jardinières masquées.

« Il y énormément de gens qui peinent à se nourrir, peut-être que les choses ne vont pas assez vite »

Ce type d’initiatives existe dans plusieurs villes de France. Un mouvement mondial a même été lancé en 2008 pendant la crise économique dans une petite ville du nord de l'Angleterre sous, les Incroyables Comestibles. Ces jardinières sont aujourd'hui présentes dans 475 villes du monde entier.

« Ça permet aussi d’avoir un côté pédagogique pour les enfants, se réjouit une participante. L’autre fois, il y avait un enfant qui disait : “Ah mais ça met tout ce temps-là, une tomate pour être mangée.” Ils se rendent compte d’où vient la nourriture, et qu’il ne faut pas gâcher. » Les adeptes des Jardinières masquées revendiquent ainsi un idéal citoyen, éthique et pédagogique.

Chaque vendredi, les participants se relaient pour arroser et prendre soin des jardins. La nourriture récoltée est ensuite partagée. « On ne s’est pas demandé si on avait le droit, en fait, admet un habitant. On a vraiment réagi dans l’urgence, un petit peu comme la production de masques. Je pense que la morale, de temps en temps, passe avant le droit. Quand on voit qu’il y énormément de gens qui peinent à se nourrir, peut-être que les choses ne vont pas assez vite. On a été pragmatiques. »

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Brut.
8 juin 2020 18:48