Les profs obligés de se préparer contre les fusillades

Aux États-Unis, le quotidien des profs, c’est de protéger les élèves contre les fusillades et de se préparer régulièrement à de potentielles attaques.

“Il va y avoir un endroit dans la classe où on ira se cacher, d’accord ?”

“Comment je vais cacher plus de 20 enfants en les gardant silencieux alors qu’ils auront peur ? Moi aussi j’ai peur. Je n’ai pas été formée pour ça”. Sur les réseaux sociaux, comme Tiktok, les professeurs américains dénoncent la nouvelle réalité de leur métier dans un contexte de hausse des fusillades en milieu scolaire. En 2021 aux États-Unis, 34 fusillades ont eu lieu dans des écoles, sur 692 au total. La sécurité en milieu scolaire représente un budget de presque 3 milliards de dollars. Système pour verrouiller la porte d’entrée, sac à dos avec une plaque de métal anti-balles intégrée, entraînement… Dans la plupart des États du pays, les écoles doivent réaliser des exercices pour apprendre à se protéger des tireurs. De plus en plus d'enseignants démissionnent aux États-Unis

La part d’écoles publiques effectuant ces exercices est passée de 40 % en 2007 à 95 % en 2017. “C’est une dimension très réelle et très effrayante de notre métier” explique une professeure sur Tiktok. Les enseignants, qui sont déjà très touchés par le stress et la dépression, demandent une réforme des lois sur les armes à feu. “Notre pays, à travers notre inaction, nos pensées et nos prières, a laissé mourir ces enfants. Et ça continuera jusqu’à ce qu’on agisse. C’était des CM1. Ça aurait pu être moi, ça aurait pu être mes élèves” ajoute une autre professeure en faisant allusion à la fusillade qui a eu lieu dans une école primaire à Uvalde, au Texas. Le tireur a fait 21 victimes, dont 19 enfants. Emma Gonzalez, la voix de la génération anti-armes

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Brut.