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Pour eux, le temps est venu de construire un monde nouveau

Pour eux, la crise que nous traversons doit être le point de départ d'un monde nouveau, plus juste, plus local, plus humain. Voilà leur message. #LeTempsEstVenu

Pour eux, le temps est venu de construire un monde nouveau

Pour Marion Cotillard, Mélanie Laurent ou Samuel Leré, la crise que nous traversons doit être le point de départ d'un monde nouveau, plus juste, plus local, plus humain.

L’ancien ministre de l’Écologie Nicolas Hulot a lancé le 6 mai, en partenariat avec Brut, l’opération « Le temps est venu ». Cette mobilisation en ligne décline une matrice de principes pour construire le monde de demain. Voici comment les personnalités médiatiques engagées pour l’écologie s’en sont emparées.

« Le temps est venu de passer du libre-échange au juste échange »

Marion Cotillard, actrice : « Le temps est venu d’accepter que cette planète n’appartient pas qu’à l’Homme. »

Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice : « Le temps est venu d’opérer la mue d’un système périmé. »

Samuel Leré, responsable du plaidoyer à la Fondation Nicolas Hulot : « Le temps est venu de passer du libre-échange au juste échange. »

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre : « Le temps est venu de donner des moyens importants aux territoires qui veulent agir pour plus d’écologie et de justice sociale en fixant des contreparties mesurables et suivies dans le temps. Mettre en place des plans logement, d’abord pour en finir avec le sans-abrisme. Rénover les 7 millions de passoires énergétiques et les bâtiments publics énergivores. Développer des alternatives à la voiture individuelle. Servir des repas bio et locaux dans les cantines. »

« Donner du sens au progrès »

François Gabard, navigateur et skipper : « Le temps est venu de donner du sens au progrès. J’aime bien cette phrase parce que c’est ce qu’on essaie de faire au quotidien avec mon équipe. Je crois que la société dans laquelle on vit aujourd’hui a les connaissances techniques, les solutions technologiques, l’intelligence pour faire progresser l’humanité. Mais ça doit se faire pour le bien des femmes, des hommes et de la nature. »

Samuel Leré : « Depuis plusieurs semaines, avec la crise du Covid-19, on parle de plus en plus de relocalisations. Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’une relocalisation, ça ne se décrète pas. Ça se construit avec des politiques publiques adaptées. Ça nécessite donc de changer deux choses : d’abord les règles du commerce international, ensuite nos politiques d’investissement pour aider les entreprises à relocaliser. »

« Cela n’aurait pas beaucoup de sens que l’argent public serve à ressusciter le monde d’hier »

Gaël Giraud, spécialiste en économie mathématique : « La pandémie a illustré de manière flagrante la grande vulnérabilité de notre économie aux chaînes de valeurs internationales à flux tendus, sans stocks, qui ont structuré pendant une trentaine d’années la globalisation marchande. Si nous voulons récupérer une partie de notre souveraineté, il est grand temps de rapatrier sur notre territoire ces activités stratégiques. Notamment la production de batteries électriques, le photovoltaïque, l’agro-alimentaire, la pharmaceutique, le sanitaire. »

« Pour cela, différents dispositifs sont envisageables, à condition qu’ils soient mis en œuvre par un État stratège qui cherche surtout à défendre l’intérêt général à moyen et à long terme. On peut penser à la conditionnalité des aides publics d’État accordées aujourd’hui aux entreprises qui sont mises en grande difficulté par le confinement. Cela n’aurait pas beaucoup de sens que l’argent public serve à ressusciter le monde d’hier. »

« Cette crise a montré notre profonde vulnérabilité »

Gaël Giraud, spécialiste en économie mathématique : « On peut aussi penser à la conditionnalité des appels d’offre publics. Cela n’aurait pas beaucoup de sens que l’argent public soit accordé à des bénéficiaires qui iront produire des biens et des services aux quatre coins de la planète plutôt que chez nous. Ces dispositifs-là sont indispensables, mais le nerf de la guerre, c’est la formation professionnelle. La transition écologique, la reconstruction de l’industrie française, d’une industrie verte nécessitent des compétences professionnelles, techniques, qui sont encore à acquérir. »

Célia Gautier, responsable Climat-énergie à la Fondation Nicolas Hulot : « La crise du Covid-19 n’est pas la seule crise à laquelle nous seront confrontés dans les années qui viennent, nous le savons. Il y a aura d’autres crises financières et économiques, sanitaires, écologiques et climatiques. Nous devons nous y préparer. Car cette crise a montré notre profonde vulnérabilité. »

07/05/2020 17:07
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