Après l'excision, la réparation

Excisée à 8 ans, Aïssatou a bénéficié d'une chirurgie réparatrice. Membre d'un groupe de parole de femmes excisées proposé par l'association Women Safe & Children, elle aide aujourd'hui celles qui souhaitent, comme elle, se reconstruire. #leclitoparlonsen

Après l’excision, la réparation

Excisée à 8 ans, Aïssatou a bénéficié d'une chirurgie réparatrice. Membre d'un groupe de parole de femmes excisées proposé par l'association Women Safe, elle aide aujourd'hui celles qui souhaitent, comme elle, se reconstruire.

“Quand je me suis faite réparer, j’ai vu que c’était bénéfique.”

La rencontre du Docteur Foldes a marqué un tournant dans la vie d’Aïssatou. Durant la première séance, et pour la première fois de sa vie, Aïssatou a observer son sexe, dans un miroir. Puis l’intervention a consisté à faire ressortir le clitoris qui s’était rétracté au moment de l’excision. Aïssatou témoigne des effets qu’a eu cette intervention sur son physique et son mental : “Quand je me suis faite réparer, j’ai vu que c’était bénéfique.

“Cette chirurgie investit ce qui n’était pas important avant.”

Pour Frédérique Martz, directrice de Woman Safe, ce type de chirurgie permet de mettre au centre des préoccupations le clitoris et ses différents rôles pour les femmes victimes d’excision. “Cette chirurgie investit ce qui n’était pas important avant”, explique-t-elle. En outre, le cercle de parole qu’elle anime vise à faire comprendre aux femmes ce dont elles ont été victimes.

“Permettre aux femmes de leur redonner une parole dans la collectivité.”

À terme, le but est aussi de redonner à ces femmes ce que Frédérique Martz nomme “une parole dans la collectivité.” Cela correspond à faire que ces femmes puissent s’exprimer en tant que victime pleinement consciente de ce qu’elle a subi sans aucun sentiment de honte.

6 mois après l’opération, Aïssatou conclut son témoignage : “Je suis en pleine reconstruction. Maintenant, je vis pour moi.

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Brut.