Dans l’atelier de la taxidermiste Divya

Elle transforme les animaux morts en objets d’art. Brut America a rencontré Divya qui raconte l'art souvent méconnu de la taxidermie.

“Ça me paraît tout à fait logique que je sois devenue taxidermiste, car j’adore les animaux”

“Beaucoup de gens, quand ils me rencontrent, me disent que ce n’est pas comme ça qu’ils imaginaient un taxidermiste.” Brut US a rencontré Divya Anantharaman qui redonne vie aux animaux morts. La jeune femme a quitté son emploi dans le prêt-à-porter d’entreprise pour fonder Gotham Taxidermy. “Mes parents sont venus ici de Jamaïque. Ma découverte des animaux s’est faite principalement dans les muséums d’histoire naturelle. Ça me fascinait qu’on puisse prendre un animal à la fin de sa vie pour en faire un objet artistique et esthétique”. Au Mexique, on dit que ce chien célèbre la mort

Aujourd’hui, elle crée des pièces pour des musées, des galeries et des collectionneurs privés, et espère susciter l’émerveillement et l’envie de protéger les espèces. La préservation des peaux d’animaux se pratique depuis des milliers d’années. On l’associe parfois au braconnage et à la maltraitance animale, mais les taxidermistes actuels s’efforcent de travailler de façon éthique. “La taxidermie a mauvaise réputation à cause de son histoire. Aujourd’hui, on se procure les animaux de façon légale, d’abord, et durable. Pour moi, c’est important de dire aux gens d’où viennent les animaux que je naturalise.” La plupart des animaux qu’elle naturalise sont décédés de causes naturelles et presque tous sont issus d’élevage. La jeune femme crée également des reproductions ultra réalistes d’animaux. Namibie : un millier d'animaux sauvages mis en vente pour les sauver de la sécheresse

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Brut.