Les conditions de travail inquiétantes des salons de nail art

Produits chimiques, horaires abusifs… La tendance du nail art cache parfois une réalité sombre pour les travailleuses des ongleries.

Horaires à rallonge, utilisation de produits chimiques…

Si de nombreux influenceurs et célébrités ont popularisé l’art des faux ongles, cette pratique devenue banale n’est pas sans risque. 60 heures de travail par semaine : dans certains salons de manucure, les prothésistes ongulaires enchaînent les heures de travail, 6 jours sur 7. “Ce sont des conditions de travail qui ne sont pas toujours très simples. Avec des positions assises permanentes, voûtées. Il y a les horaires aussi” explique Dr Fabrice Lochet, directeur de la Santé au travail - ACMS, qui ajoute : “Il y a surtout un troisième problème qui est celui du risque chimique lié, si vous voulez, aux techniques utilisées”. Étudiante aux Beaux-Arts, Lili s'est lancée dans le nail art

Le spécialiste de la santé au travail explique que la résine utilise des produits chimiques dangereux, notamment des méthacrylates qui sont à l’origine d’irritations cutanées et pulmonaires, qui peuvent également altérer la capacité de reproduction des femmes jeunes. “Le gel n’est pas non plus sans risques. Pour sécher les ongles, on s’aide d’UV et on sait très bien que les ultraviolets sont cancérigènes. Les risques augmentent avec le temps passé dans les instituts. Et donc, forcément, cela concerne davantage les personnes qui travaillent que les clients ou les clientes” ajoute Dr Fabrice Lochet. Injections chez les ados : l’alarme d’une dermatologue

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Brut.