Révocation de l’IVG : pourquoi Donald Trump est responsable

Voilà pourquoi l’ancien président Donald Trump est à l’origine de la décision de la Cour suprême américaine de mettre fin au droit à l’avortement.

“Cette percée est la réponse aux prières de millions et de millions de personnes”

“Votre amour, vos sacrifices et votre dévouement sans limites ont enfin été pleinement récompensés. Félicitations”. Dans un discours officiel du 25 juin 2022, l’ancien président Donald Trump s’est félicité de la décision de la Cour suprême de révoquer le droit à l’IVG au niveau national. Pour comprendre pourquoi il en est responsable, il faut remonter quelques années plus tôt. Lors de son élection en 2016, il recueille 80 % du vote des évangéliques, qui militent depuis plusieurs décennies contre l'avortement. À la Maison Blanche, il s'entoure de conseillers évangéliques comme Robert Jeffress ou encore Paula White, sa conseillère spirituelle. Retour sur l’histoire du mouvement anti-IVG aux États-Unis

Quelques semaines après le début de son mandat, il nomme un nouveau juge à la Cour suprême : Neil Gorsuch, très attaché à la liberté religieuse. En 2018, il nomme le juge ultraconservateur, Brett Kavanaugh. En 2020, il est le premier président en exercice à assister à la "marche pour la vie". La même année, quelques jours avant sa défaite, il nomme à la Cour suprême la juge ultraconservatrice Amy Coney Barrett. Cette figure de la droite religieuse américaine progressiste succède à la juge Ruth Bader Ginsburg. La Cour suprême est alors largement dominée par les conservateurs. En 2022, elle permet à tout État américain qui le souhaite d'interdire l'avortement. “Les prières des générations d'Américains du mouvement pro-vie ont été exaucées” se réjouit l’ex-président. Révocation du droit à l’IVG aux États-Unis : des célébrités crient leur colère

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Brut.