Il utilise les abeilles et l’IA pour lutter contre la pollution

Grâce aux abeilles et à l’IA, ce chercheur est capable d’étudier l'environnement et d’agir contre la pollution.

“Sur certains projets, on a réduit de 5 fois la concentration de certains pesticides”

“Elles vont chercher du nectar qui donnera du miel. Et puis elles vont chercher du pollen.” Lorsqu’elles quittent la ruche, les abeilles ont pour mission de ramener de la nourriture à l’ensemble de la colonie.

“Les abeilles se posent sur les fleurs et, sur chaque fleur, vous avez des petits grains de pollen qui vont se coincer dans leurs poils. Ensuite, elles vont agglutiner ces petits grains et les mettre sous forme de pelotes”.

En rentrant à la colonie, les abeilles vont dans des petits trous où elles déposent une partie des grains de pollen récoltés jusqu’alors coincés dans leurs pattes postérieures. Ces petits grains, c’est ce que récolte et étudie le Dr Bach Kim Nguyen, fondateur de BeeOdiversity.

“Chaque grain de pollen correspond à une espèce végétale”. Kim se sert des échantillons obtenus pour mesurer la pollution et étudier la biodiversité de l’environnement. Pour cela, il analyse minutieusement chaque trace de pollen au laboratoire.

“Ça nous permet d'identifier des espèces invasives et remarquables, de quantifier le nombre d’espèces dans l’environnement et donc de donner les recommandations les plus pertinentes pour améliorer la biodiversité végétale”.

Nourrice, gardienne, butineuse… Dans sa courte vie, une abeille passe par 8 métiers successifs et se transforme à chaque fois pour mieux réaliser ses tâches. Apiculteur, Julien retrace pour Brut la vie bien organisée des abeilles.

“On a pu identifier plus de 500 pesticides différentes”

“En identifiant plus de 500 pesticides différents sur le terrain, on va ensuite pouvoir agir avec les meilleures parties prenantes en fonction de ce qui aura été détecté ou pas.”

Cette solution permet ensuite aux entreprises, institutions publiques et municipalité de connaître leur impact sur l’environnement et d’agir contre la pollution. "On a cette volonté, grâce à l'intelligence artificielle, de donner l'accès à l'information à toutes les parties prenantes, y compris les citoyens.”

“Grâce à l'intelligence artificielle, on peut modéliser ce qui se passerait dans votre jardin ou ce qui se passe dans votre jardin en matière de biodiversité ou en matière de pollution” explique le fondateur de BeeOdiversity.

“L’idée, c’est de se dire que dans 20 ans, on pourra se retourner, regarder nos petits-enfants et dire qu’on est fiers d’avoir améliorer la qualité de l’environnement”.

En France, des apiculteurs se mobilisent et trouvent des solutions pour sauver les abeilles.

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Brut.