A Davos, le discours coup de poing du Premier ministre canadien, Mark Carney, fait parler : en voici quelques extraits

Reuters
Sans jamais citer directement ni les Etats-Unis, ni le président américain, Mark Carney n'a cessé de faire allusion aux bouleversements du monde depuis que Donald Trump est revenu au pouvoir aux Etats-Unis il y a un an. Voici quelques extraits de son discours.
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Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a estimé mardi que l'ordre mondial des décennies passées était "fracturé" et a appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques" dans un discours à Davos lors du forum économique mondial.

Sans jamais citer directement ni les Etats-Unis, ni le président américain, Mark Carney n'a cessé de faire allusion aux bouleversements du monde depuis que Donald Trump est revenu au pouvoir aux Etats-Unis il y a un an.

"Réalité brutale"

"Je vais être franc : nous sommes en pleine fracture, pas en pleine transition" de l'ordre mondial, a lancé le Premier ministre canadien évoquant "la fin d'une fiction agréable et le début d'une réalité brutale où la géopolitique des grandes puissances n'est soumise à aucune contrainte".

"Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu", a-t-il ajouté.

"Chaque jour nous rappelle que nous vivons à une époque de grande rivalité entre les puissances."

Le chef du gouvernement canadien a également appelé les pays menacés à ne pas "plier" en espérant "que la soumission apporte la sécurité".

"Nous savons que l'ancien ordre ne reviendra pas", a-t-il encore dit, estimant que les puissances moyennes devaient travailler ensemble car ce sont "les pays qui ont le plus à perdre dans un monde de forteresses et le plus à gagner d'une véritable coopération".

Soutien "ferme" au Groenland

Dans le même discours, l'ancien banquier central au pouvoir depuis moins d'une année au Canada, a par ailleurs apporté son soutien "ferme" au Groenland et au Danemark, soulignant "leur droit unique" à décider de l'avenir de cette grande île arctique, convoité par le président américain, Donald Trump.

Applaudi à la fin de son discours, Mark Carney s'est exprimé peu après une nouvelle allusion de Donald Trump à la possible conquête du Canada.

Dans la nuit de lundi à mardi, alors que les ambitions américaines sur le Groenland inquiètent les alliés de Washington, Donald Trump a posté sur son réseau Truth Social une série de photos générées par l'IA où on le voit dans le Bureau ovale avec les dirigeants européens devant une carte où le drapeau américain recouvre les Etats-Unis mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela.

A son tour, le président américain doit s'exprimer à Davos mercredi.

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