Le mis en cause, sexagénaire, a séjourné de 1989 à 1999 dans cette institution dont un ancien élève, né en 1981, a porté plainte contre lui pour un viol survenu à cette époque, que le suspect conteste.
La mise en examen de l'ecclésiastique, placé sous contrôle judiciaire, est la deuxième à intervenir dans le cadre de l'enquête ouverte en 2024 par le parquet de Pau, après celle d'un ex-surveillant de l'établissement libéré sous contrôle judiciaire mercredi après une année de détention provisoire.
Près de 250 plaintes ont été déposées pour des violences physiques et sexuelles par d'anciens élèves du collège-lycée Notre-Dame-de-Bétharram - rebaptisé Le Beau Rameau depuis 2009 - visant des religieux et des laïcs sur une période allant de la fin des années 1950 au début des années 2000.
Prescription des faits pour la plupart des plaintes
Mais seules trois d'entre elles, à ce jour, ont échappé à la prescription des faits, deux visant le surveillant et celle déposée contre le religieux, qui n'avait été jamais entendu jusqu'ici dans la procédure.
La congrégation de Bétharram, qui gérait l'établissement des Pyrénées-Atlantiques à l'époque des faits, l'a suspendu "de toute activité pastorale et éducative", ainsi que "de tout office public", en ouvrant une enquête canonique préliminaire, selon un communiqué transmis à l'AFP.
Le parquet n'a pas dévoilé l'identité du mis en cause mais elle a été confirmée à l'AFP par une source proche du dossier.
Né au Pays basque en 1963, il a été ordonné prêtre de la congrégation de Bétharram en 1991, alors qu'il était chargé de la catéchèse depuis deux ans au sein de l'établissement du Béarn.
Il y a passé dix ans avant de rejoindre la communauté bétharramite de Pibrac (Midi-Pyrénées), puis celle de Nazareth en Israël entre 2009 et 2014. À son retour, depuis les Pyrénées ou l'Italie, l'ecclésiastique a accompagné des groupes de pèlerins en Israël en qualité d'"animateur spirituel".
La congrégation de Bétharram a reconnu sa "responsabilité" dans les violences physiques et sexuelles, dénoncées massivement depuis trois ans, et compte indemniser toutes les victimes.
Fin janvier, l'enseignement catholique a annoncé la fermeture du site scolaire historique de Lestelle-Bétharram, qui sera déménagé prochainement dans un village voisin.








