Policiers et gendarmes "interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie et le cas échéant de la Justice", a ainsi affirmé le ministre de l'Intérieur sur son compte X.
Les forces de l’ordre de la République ne répriment pas la jeunesse mais protègent et encadrent les élèves et étudiants qui veulent porter pacifiquement leurs revendications. Elles interviennent en revanche avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie, et le cas échéant de la Justice. Face à des accusations graves et sans fondement d’interventions soit disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre « les jeunes racisés issus des quartiers populaires », je veux évidemment m’inscrire en faux et à nouveau apporter tout mon soutien aux forces de sécurité intérieure que je dirige et les remercier pour leur engagement sans faille ces jours derniers dans le cadre du mouvement lycéen et pour les jours à venir. Elles méritent autre chose que ce genre de communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel. C’est très grave et très inquiétant.
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) October 4, 2026
Répondant au syndicat de la magistrature (SM), qui a appelé à cesser "de réprimer la jeunesse pour la faire taire", Laurent Nuñez a déploré des "accusations graves et sans fondement d'interventions soi-disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre 'les jeunes racisés issus des quartiers populaires'".
Depuis lundi, les autorités ont dénombré plus de 5.000 interpellations, dont environ 85% de mineurs, en marge du mouvement de blocage lycéen. Pour la seule journée de vendredi, marquée par des tensions avec les forces de l'ordre, il y a eu plus de 1.700 interpellations lors de cette mobilisation pour réclamer davantage de moyens, plus d'enseignants et dénoncer l'interdiction des téléphones portables dans les établissements.
L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été saisie de cinq enquêtes.








