Bilan : nouveau bond du nombre de disparus à 2.426, 626 morts
Le nombre de disparus a été porté à la hausse de 1.924 à 2.426 personnes, dont plus de 500 touristes étrangers, a annoncé samedi l'autorité népalaise en charge des situations d'urgence.
L'autorité a également établi à 626 le nombre de morts, en légère hausse par rapport aux 616 recensés précédemment par la police.
Les opérations de secours se poursuivent
Les efforts pour rechercher les disparus et évacuer les rescapés se poursuivent samedi bien que les chances de retrouver des survivants s'amenuisent. Vendredi, ces opérations avaient été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois en raison d'alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite.
Chine : plus de 2.000 secouristes sur zone
Du côté chinois, 2.141 secouristes sont désormais sur zone, ainsi que 86 experts chargés de surveiller les risques géologiques qui pourraient menacer les sauveteurs, qui progressent avec prudence, a indiqué samedi Chine nouvelle.
Selon l'agence d'État, un peu plus de 500 secouristes ont pu accéder, non sans d'importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong.
Opérations périlleuses en Chine
En Chine, les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d'accès, le relief escarpé et le risque de débordement d'une retenue d'eau en surplomb.
La télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques noirs ou hélitreuillés un par un vers l'autre rive à l'aide d'un puissant drone.
"La plus grande difficulté, c'est d'abord d'assurer la sécurité de nos militaires", a déclaré à CCTV Jiang Wanqiang, membre de la Police armée populaire, équivalente en Chine à la gendarmerie et déployée notamment lors des catastrophes naturelles.
Des rescapés racontent la dévastation
Les images de l'AFPTV samedi à Nuwakot, côté népalais, montrent un paysage de dévastation avec des véhicules enfoncés dans la boue qui recouvre les rues. La pluie tombe, au risque d'alimenter le risque de nouvelles inondations.
"J'ai été secouru par hélicoptère. Nous sommes restés là, près de la centrale hydroélectrique sur la rivière Budhigandaki, pendant deux jours avant que ce soit notre tour d'être évacués. Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien", raconte Buddhi Ram Dangol, un rescapé népalais de 43 ans rencontré par l'AFP.
Aide d'urgence
Parmi les dernières annonces, l'Union européenne a promis au Népal 2 millions d'euros, une somme débloquée d'urgence qui permettra d'apporter "une aide vitale aux familles et aux communautés les plus durement touchées", selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Le Canada a annoncé le déblocage de 5 millions de dollars canadiens (3,1 millions d'euros) "pour soutenir les efforts de secours d'urgence au Népal", a déclaré Randeep Sarai, le secrétaire d'Etat canadien au Développement international.
Offre de renforts de la Chine
"La Chine se tient prête à aider activement le Népal dans ses efforts de sauvetage et à fournir tout le soutien et l'assistance dont elle dispose", a souligné Xi Jinping dans un message de condoléances adressé à son homologue népalais Ram Chandra Paudel.
Le chef de l'État chinois avait un peu plus tôt présidé une réunion afin de "mobiliser tous les moyens disponibles pour retrouver et sauver les personnes disparues, qu'elles soient chinoises ou étrangères", selon l'agence de presse Chine nouvelle.
Une centaine d'ouvriers bloqués dans un tunnel
Les secours népalais tentent d'évacuer plus de cent ouvriers, prisonniers d'un tunnel sur le chantier de construction du barrage hydroélectrique de Trishuli.
"Deux hélicoptères ont été dépêchés sur place mais il reste très difficile de localiser les entrées du tunnel", a dit samedi à l'AFP un porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet, précisant que 350 ouvriers et habitants du secteur avaient déjà été évacués "dans des conditions très risquées et rendues difficiles par les conditions météo et la crue".






