En quoi “Spider-Man Brand New Day” est différent des trois précédents ?

© & ™ 2026 MARVEL
“Spider-Man : Brand New Day” est sorti en salle le 29 juillet. Réalisé par Destin Daniel Cretton, le film est en rupture avec les trois premiers réalisés par Jon Watts. On a demandé à un créateur de contenu spécial Marvel de nous expliquer pourquoi.
À voir également sur Brut

Depuis le 29 juillet, Tom Holland est de retour dans son costume de super-héros dans “Spider-Man : Brand New Day”, le 4e film de sa saga, aux côtés de Zendaya, Jacob Batalon et Sadie Sink. Et il était attendu, puisqu’il a réalisé plus 900 millions de dollars de recettes dans le monde en week-end d’ouverture au box-office. Cette fois, Marvel l’a confié à Destin Daniel Cretton (“Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux”, 2021), un changement de réalisateur en cours de saga plutôt rare chez eux et qui marque leur envie de rupture avec les trois précédents films. Pour comprendre en quoi ce nouveau film se différencie des autres, on a demandé à NZone, créateur de contenu Marvel.

Si l’on écoute certains fans, il est d’usage de (re)voir l'entièreté des films et séries MCU (Marvel Cinematic Universe) pour comprendre l’univers. Cette fois-ci, rassurez-vous, d’après NZone, pour bien comprendre le contexte dans lequel on retrouve Peter Parker, il n’est pas nécessaire de revoir les 37 films et la vingtaine de séries de l’univers. Par contre, “Homecoming” (2017), “Far From Home” (2019) et “No Way Home” (2021) sont indispensables. Et si vous voulez être encore plus à jour, n'hésitez pas à ajouter “Avengers : Infinity War” (2018) et “Avengers : Endgame” (2019) à votre liste.

Spiderman_Brand New Day © & ™ 2026 MARVEL.
Spiderman Brand New Day. Photo © & ™ 2026 MARVEL

Nouvelle dynamique et nouveau réalisateur

Premier point de rupture : l'atmosphère. On retrouve un Spider-Man plus sombre et qui forme un presque duo avec Frank Castle, alias Punisher (Jon Bernthal). 

Spidey se trouve (encore) un mentor, mais celui-ci exerce son métier de héros complètement différemment. Punisher est un anti-héros, il tue (des méchants, certes, mais il tue quand même), jure et est assez solitaire. “Ceux qui ne connaissaient pas Punisher et qui ont été intrigués par le personnage dans ce film-là pourraient être choqués par son comportement dans d’autres séries, notamment le dernier court-métrage qui est gore, violent et sombre. Ça ne correspond pas trop à Spider-Man”, prévient NZone. 

“Les personnages sont le reflet de Peter, ils lui apprennent quelque chose sur la trajectoire qu’il pourrait suivre s’il continuait à rejeter son humanité, à rejeter les parties de lui qui font qu’il est Peter”, explique d’ailleurs Destin Daniel Cretton dans The Movie Podcast

Autre rupture : la réalisation. À l’écran, la différence entre Jon Watts et son successeur se remarque assez rapidement. Destin Daniel Cretton et son équipe souhaitent un Spider-Man plus ancré dans New York et plus réaliste. Pari réussi pour NZone : “New York est hyper vivante, on voit des gens, de la texture. Il n’y a pas de CGI (effets spéciaux numériques) et de fonds verts. On sent qu’il y a quelque chose de beaucoup plus profond” dans “Brand New Day”, explique-t-il.

Enfin un vrai Spider-Man dans le MCU ?

Un autre point fort du film se trouve dans les toiles d’araignées. Notre homme araignée est en pleine mutation et l’une des conséquences (positives selon certains fans), c’est qu’il peut désormais produire ses propres toiles. Une nouvelle compétence qui donne lieu à des scènes “surprenantes” et “spectaculaires”, raconte NZone. “C’était très plat à l’époque de Jon Watts, il n’y avait pas de scènes comme dans les anciens films avec Tobey Maguire et Andrew Garfield. Et là, chez Cretton, ça revient comme une nouveauté”.

Et les scènes de combat ne sont pas en reste. Elles tirent notamment leur inspiration des jeux vidéo, comme le souligne Destin Daniel Cretton à Brandon Davis. “On n’a jamais vraiment vu Spider-Man bouger comme ça dans les films précédents. Je pense que Peng Zhang (coordinateur de cascades) et son incroyable équipe ont créé une chorégraphie vraiment magnifique.” Il ajoute : “Certains cascadeurs étaient de grands fans de jeux vidéo, alors ils enregistraient leurs mouvements préférés, nous les montraient et on cherchait comment en faire notre propre version”.

“Enfin, on a un vrai Spider-Man qui se bat. Pas contre un portail géant dans le ciel, contre des menaces de rue, du concret”, se réjouit NZone sur sa chaîne YouTube. Il complète : “Pendant trois films, il a été empêché d’être Spider-Man. Il était le petit protégé d’Iron Man avec des costumes bourrés de technologie Stark, des drônes, des IA, etc. Un Peter qui n’avait jamais vraiment le droit d’être seul, débrouillard, fauché, comme dans les comics. Là, Destin Daniel Cretton débarque et il répare tout.”

NZone conclut : “les 3 premiers films se complètent avec “Brand New Day”. Je critique les films de Jon Watts, mais en prenant du recul, si on les revoit dans l’ensemble, ça constitue une origin story.”

A voir aussi