Droits de douane : "si l'escalade doit avoir lieu, elle aura lieu", dit le ministre français de l'Économie

Crédit : Jean Catuffe/Getty Images
Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, s'est dit mercredi favorable à une réplique de la France et de l'Union européenne si les États-Unis mettaient à exécution leur menace de nouvelles surtaxes douanières, brandies par Donald Trump le week-end dernier.
À voir également sur Brut

"Malheureusement, si l'escalade doit avoir lieu, elle aura lieu. Mais en attendant, faisons tout pour que, j'allais dire, la pression retombe et qu'on montre avec force que l'intégrité territoriale de l'Europe, elle ne se négocie pas", a affirmé Roland Lescure devant le Sénat, en évoquant les tensions autour du Groenland.

"On a effectivement aujourd'hui un chef d'État d'un ami de 250 ans qui menace d'utiliser une arme économique, les tarifs" (droits de douane), a déploré le ministre.

Objectif ? "La désescalade"

"On n'est jamais trop pour les tarifs commerciaux, mais là, c'est en plus au service d'une cause géopolitique, d'une attaque géopolitique qui est, en plus, destinée à un de nos alliés. Et donc nous devons réagir de manière ferme", a souligné Roland Lescure.

Les Européens, a-t-il rappelé, "et même au-delà, le Royaume-Uni, la Norvège, le Canada, par la voix de son Premier ministre, ont été très fermes et convergents dans notre volonté de résister ensemble. Avec deux objectifs. Un, quand quelqu'un négocie avec un pistolet sur la table, montrer que nous aussi, nous sommes armés. Et les armes, vous l'avez dit, elles existent".

"Une fois qu'on est ferme, une fois qu'on a affirmé avec force sa position, l'objectif, ça doit être aussi la désescalade, qui, si j'en crois l'intervention longue du président Trump actuellement, n'est pas encore à l'ordre du jour à Davos", a commenté le ministre, tandis que le président américain prononçait un discours au Forum économique mondial organisé à Davos (Suisse).

A voir aussi