Prix des carburants : TotalEnergies maintiendra son plafonnement "tant que le conflit durera"

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TotalEnergies continuera de plafonner le prix des carburants dans ses stations "tant que le conflit [au Moyen-Orient] durera", a assuré samedi son PDG.
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Cet été, le groupe pétrogazier français avait maintenu un plafonnement à 1,99 euro le litre sur l'essence et 2,25 euros sur le diesel, notamment dans les zones rurales et sur les autoroutes.

Au 29 août, tous les carburants en France restaient au-dessus de 2 euros le litre, avec 2,035 euros pour le SP95-E10, 2,219 euros pour le gazole et 2,129 euros pour le SP98, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base de données gouvernementales.

Interrogé par les journalistes de France Inter, Le Monde et France Télévisions sur la poursuite de ce dispositif, le PDG Patrick Pouyanné a répondu : "oui, je l'ai dit, tant que le conflit durera, nous continuerons à assurer cette protection", même si cela coûte selon lui de l'argent à l'entreprise.

"J'avais dit 200 millions fin juin (...), là on doit être à 250-300 millions" d'euros, a-t-il estimé, tout en reconnaissant que la part de marché du groupe avait sans doute "un tout petit peu" augmenté.

Si taxation, plus de plafonnement

"La vérité c'est que les Français viennent chez nous, il y a des queues, et cetera. Donc on doit avoir 25%, là où on en a 22 normalement". Mais ajoute-t-il, "c'est pas un gain pour nous parce que (...) comme on facture (l'essence, NDLR) moins que le prix international, il y a un coût".

Ce geste évitera-t-il à TotalEnergies de payer une taxe sur les superprofits des groupes énergétiques réclamée par certains pays européens ? "J'en sais rien, on verra", a éludé le dirigeant.

Mais "je l'ai dit clairement : si quelque part il y a une taxation, on en tirera les leçons et il n'y aura plus jamais de plafonnement chez TotalEnergies", a réaffirmé Patrick Pouyanné.

Le PDG estime en revanche que son groupe devrait payer la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, qui pourrait être reconduite dans le projet de budget 2027.

Sebastien Lecornu a toutefois jugé samedi dans une interview au Parisien que "reproduire cette surtaxe à l'identique enverrait un très mauvais signal aux investisseurs internationaux. Je vais donc rouvrir les discussions avec tout le monde", a-t-il dit, précisant que cette surtaxe, qui "était un impôt exceptionnel (...), doit (...) rester exceptionnel".

En cas de reconduction, "on ne va pas y couper", car "TotalEnergies en 2026 va payer l'impôt sur les sociétés puisque, à cause du détroit d'Ormuz, on fait des profits, y compris en France. Donc nous allons payer l'impôt sur les sociétés et donc on payera les taxes", a expliqué Patrick Pouyanné jugeant également que "la surtaxe, c'est pas une très bonne idée".

"Elle va (nous) concerner" et elle représentera pour le groupe "probablement plusieurs centaines de millions d'euros", a-t-il ajouté.

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