Des SMS avaient été envoyés depuis le téléphone de la prévenue, une femme de 42 ans, demandant à Cauet 30.000 euros, alors qu'il était déjà mis en cause pour des violences sexuelles.
L'animateur radio, toujours à l'antenne sur Europe 2, a été mis en examen en mai 2024 pour des viols et une agression sexuelle entre 1997 et 2014 sur quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des faits, une instruction qui se poursuit à Paris.
Lors de l'audience jeudi à Nanterre, la prévenue a affirmé avoir prêté son téléphone à une connaissance qui a envoyé ces messages.
Casier judiciaire lourd
"Ça ne vous a pas étonné qu'une simple connaissance vienne chez vous pour emprunter votre téléphone ?", l'a interrogée le président du tribunal, visiblement peu convaincu par ses explications.
Il a également souligné que la femme jugée avait un casier judiciaire assez lourd, ayant été condamnée à de multiples reprises pour avoir utilisé des chèques volés.
"Nous ne pouvons que nous réjouir de cette importante victoire judiciaire dans ce dossier de chantage au Metoo dévoyé", s'est félicitée auprès de l'AFP l'avocate de Cauet, Me Jade Dousselin.
"C'est la reconnaissance de la qualité de victime de monsieur Cauet, c’est la condamnation du mensonge répété d’une femme qui a cru pouvoir s’inventer victime pour obtenir une somme d’argent", a-t-elle ajouté.
L'avocate de la prévenue, Me May Sarah Vogelhut, a elle critiqué une décision d'une "sévérité inouïe" et annoncé la volonté de sa cliente de faire appel.








