Le youtubeur Greg Guillotin reconnait les violences sur son ex-compagne

Crédit : Eric Fougere/Corbis via Getty Images)
Le youtubeur et humoriste Grégory Guillotin, connu pour ses caméras cachées, a déclaré samedi avoir "honte" et présenté ses excuses à son ancienne compagne qui avait porté plainte pour violences conjugales et harcèlement.
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"Elle les a subies. Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J'ai honte", reconnait-il dans un communiqué.

La plaignante, âgée de 27 ans, accuse Grégory Guillotin de violences physiques et psychologiques répétées entre 2019 et 2026, au moment de leur relation.

Dans sa plainte, dont l'AFP a eu connaissance, elle décrit un système de surveillance, d'humiliation, d'insultes et d'emprise.

Caméras

Selon sa version, les premiers coups ont été portés en avril 2022 chez eux, en banlieue parisienne.

L'agression sera suivie d'autres, affirme-t-elle: un coup de pied en décembre 2022 aux Maldives, une gifle et plusieurs coups de pied pendant un voyage au Maroc en 2023, un coup de poing à un oeil en 2024.

La plaignante raconte que lors du séjour au Maroc, Grégory Guillotin, après l'avoir giflée et lui avoir jeté un bol de céréales au visage, lui avait faussement affirmé avoir annulé son billet d'avion retour.

Toujours selon son récit, l'année précédant leur séparation, Grégory Guillotin avait fait installer des caméras chez eux, prétextant vouloir surveiller un artisan intervenant dans la maison.

"En réalité, ce système était aussi utilisé pour observer en permanence les faits et gestes" de sa compagne, Gui Guillotin lui adressant "immédiatement des reproches (...) lorsqu'elle se reposait, tardait à répondre à ses messages ou n'exécutait pas les tâches attendues selon ses critères", peut-on lire dans la plainte.

"Des années de coups, d'insultes"

A 43 ans, l'humoriste est suivi par près de 4,5 millions d'abonnés sur sa chaîne YouTube "Greg Guillotin".

La plainte a été déposée le 17 juin auprès du tribunal judiciaire d'Evry (Essonne). Le parquet a indiqué à l'AFP qu'"aucun service d'enquête n'(avait) été saisi" à ce stade.

"Ma cliente a fait preuve d'un grand courage en dénonçant des années de coups, d'insultes et de dénigrement de la part de son ancien compagnon, rencontré sur les réseaux sociaux alors qu'elle n'avait que 19 ans et lui 35. Aujourd'hui, elle redoute plus que tout que les actes dont elle a été victime se reproduisent sur d'autres femmes", a déclaré Me Jean-Baptiste Riolacci à l'AFP.

"Pendant des années, j'ai fait rire des millions de gens. Chez moi, à plusieurs reprises, j'ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie. Les deux sont vrais. Les deux ont été moi. Je ne veux plus jamais être le second", a-t-il réagit assurant être depuis en thérapie.

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