Lycéen blessé à Saint-Ouen-l'Aumône: le policier auteur du tir de lance-grenade mis en examen pour violences

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Le policier auteur du tir de lance-grenade qui a grièvement blessé au visage Eden, 14 ans, à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) la semaine dernière en marge du mouvement lycéen, a été mis en examen mardi pour violences, a indiqué le procureur de Pontoise.
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L'agent de police, mis en examen pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique suivie de mutilation ou d'infirmité permanente", a été placé sous contrôle judiciaire et est interdit d'exercer ses fonctions jusqu'à nouvel ordre, a précisé le parquet.

Dans les vidéos des faits qui ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, on voit trois policiers, casqués, en face-à-face avec le lycéen. L'un d'eux assène un premier coup à l'adolescent, qui lui adresse à son tour un coup de pied, avant qu'un tir de lance-grenade dans le visage ne le propulse au sol.

"L'absence de proportionnalité de l'usage"

Placé en garde à vue lundi, le fonctionnaire mis en cause a expliqué avoir fait usage de cette arme "face à la résistance du lycéen qui persistait à venir au contact de son groupe de policiers" et après avoir constaté qu'il "avait décroché un coup de pied sur le haut de la jambe de sa collègue et avait tendu le bras au niveau du casque de celle-ci", rapporte le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras.

Il indique, dans son communiqué de presse diffusé mardi, que "les conditions de la légitime défense invoquées (ne sont) pas réunies" de par "l'absence de proportionnalité de l'usage" du lance-grenade.

L'adolescent a perdu plusieurs dents et souffre notamment d'une fracture de la mandibule qui a nécessité une intervention chirurgicale, selon les précisions apportées par le parquet.

"Il a la mâchoire scellée, il ne peut plus parler et il s'alimente avec une paille", a témoigné lundi la mère d'Eden, au bord des larmes, dénonçant les violences "immondes" infligées à son fils qui a "toutes les dents du haut cassées" et "celles du bas, arrachées".

Le procureur a rappelé mardi que "les faits de violences volontaires aggravées ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, qualification criminelle, sont punis d'une peine de 15 ans de réclusion criminelle".

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