Manifs agricoles : la police libère les deux porte-parole de la Confédération paysanne

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Deux porte-parole nationaux de la Confédération paysanne interpellés vendredi matin par la police à Paris, ont été relâchés "peu après 17h", a constaté l'AFP au commissariat du 16e arrondissement de Paris.
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Le syndicat, troisième organisation représentative des agriculteurs français, avait dénoncé en fin de matinée les interpellations "très brutales" de Thomas Gibert et Stéphane Galais, qui participaient aux manifestations contre l'accord UE-Mercosur adopté vendredi à Bruxelles.

"La mobilisation a été énorme, c’est pour ça qu'on a été libérés" a déclaré Stéphane Galais à l'AFP, à sa sortie.

La députée LFI de Haute-Vienne Manon Meunier, qui les soutient, a dénoncé pour sa part "la répression", "seule réponse", selon elle, apportée par le gouvernement au désarroi et à la colère des éleveurs aux prises avec une épidémie bovine dévastatrice alors qu'ils estiment leurs revenus menacés par la signature d'un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur en Amérique latine.

"On ne va pas en rester là"

"On ne fait pas taire la colère agricole par la répression. Le gouvernement ne sait pas répondre aux éleveurs" a-t-elle estimé.

"Nos mobilisations continuent. On ne va pas en rester là", a ajouté Fanny Métrat, autre porte-parole de la Confédération paysanne, tandis que Stéphane Galais demandait "la démission" de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard.

"Pour ce soir, on verra ce qu'elle annonce. Je n'en attend pas grand chose. Nous avons été reçus par le Premier Ministre il y a deux jours. Elle n'est plus notre interlocutrice" a-t-il ajouté.

Avant l'aube, la Confédération paysanne avait lancé une opération escargot avec des tracteurs sur le périphérique parisien. Le gros des troupes - des agriculteurs, des étudiants agronomes et des militants écologistes - ont pendant ce temps gagné en métro la place de l'Étoile, "point de ralliement pour les tracteurs", a-t-on expliqué au syndicat.

La veille, la Coordination rurale, 2e syndicat agricole réputé pour ses opérations musclées, était aussi entrée en tracteur dans Paris, stationnant au pied de l'Arc de Triomphe, près de la Tour Eiffel et devant l'Assemblée nationale. Les tracteurs avaient levé le camp en fin de journée sans aucune tentative des forces de l'ordre pour déloger les manifestants.

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