Plaintes de collégiens pour des deepfakes sexuels, une enquête ouverte

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Une enquête a été ouverte après le dépôt de sept plaintes d'élèves du collège de Mourmelon-le-Grand (Marne) pour des deepfakes à caractère sexuel diffusés sur les réseaux sociaux, a-t-on appris auprès du parquet de Châlons-en-Champagne et du rectorat, confirmant une information de L'Union.
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Cette procédure fait également suite au dépôt d'une dizaine de plaintes de personnels de l'établissement pour la diffusion d'éléments relatifs à leur vie privée.

L'enquête a été ouverte pour diffusion en ligne d'un montage ou d'un contenu à caractère sexuel généré par un traitement algorithmique, ainsi que pour révélation, diffusion ou transmission d'informations relatives à la vie privée d'une personne permettant de l'identifier ou de la localiser et l'exposant à un risque direct d'atteinte à sa personne, a précisé le parquet.

Aucune interpellation

Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie de Mourmelon-le-Grand, avec l'appui de la cellule cyber du groupement de gendarmerie de la Marne. À ce stade, aucune interpellation ni garde à vue n'a eu lieu, selon le parquet.

"À la suite de la divulgation de certaines de leurs données personnelles et de plusieurs montages réalisés avec l'intelligence artificielle, la protection fonctionnelle est accordée aux personnels du collège Henri Guillaumet de Mourmelon ciblés", a déclaré à l'AFP le rectorat de l'académie de Reims.

"Des procédures disciplinaires seront engagées à l'encontre du principal auteur présumé des faits", a ajouté le rectorat.

Une intervention destinée à rassurer et sensibiliser les élèves a été menée dans les classes, ainsi qu'une communication à destination des familles, a encore précisé le rectorat.

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