Son mouvement d'extrême droite radicale, né pendant la pandémie de Covid-19, avait théorisé l'enlèvement d'enfants, et ambitionnait de renverser le gouvernement "pacifiquement ou avec effusion de sang".
Seul détenu du procès, l'éphémère cadre du MoDem expatrié en Malaisie à l'époque des faits, a déjà effectué plus de trois ans de détention. Le tribunal a reconnu l'altération de son discernement au moment des faits et celui de trois autres de ses co-prévenus.
Des peines aménageables sous bracelet électronique, pour la plupart, ont été prononcées contre 13 de ses coprévenus.
A l'exception de Rémy Daillet, seul Robert K., qui vit aux États-Unis et n’était pas présent à l’audience, a été condamné à de la prison ferme, deux ans avec mandat d’arrêt.
"Délire complotiste"
"L'entreprise portée par Rémy Daillet a agrégé dans un même projet terroriste des personnalités isolées et fragilisées par la crise sanitaire de la Covid-19 et en colère contre les mesures gouvernementales prises dans ce contexte", a estimé le tribunal dans sa décision.
Des personnalités "déjà fragiles pour certaines" expliquent que (...) le projet terroriste de renversement des institutions (soit) resté dans un état embryonnaire, ce qui a été pris en compte dans la détermination des peines", a-t-il ajouté, précisant le caractère "profondément antisémite(s) et raciste(s)" de plusieurs prévenus qui projetaient notamment de "séquestrer Jacques Attali et Bernard-Henri Lévy".
Le parquet antiterroriste avait décrit, lors de ses réquisitions, largement suivies par le tribunal, les 14 coprévenus de Rémy Daillet comme un ensemble "hétérogène", acquis à un "délire complotiste."
Tous avaient été happés par les vidéos de l'ancien politique qui prônait, sur sa chaîne YouTube aux 35 000 abonnés, un changement de régime "autoritaire et violent", selon le président.








