"J'ai regardé attentivement son intervention médiatique et j'ai lu son interview dans les pages du Figaro Magazine. C'est un programme très à droite. Lorsque je vois ses propositions, sur l'État de droit, sur l'Europe, sur le régalien, sur l'immigration, je dis qu'il y a un fossé entre Bruno Retailleau et moi", a affirmé Yaël Braun-Pivet dans un entretien au journal Le Figaro.
Officiellement candidat à la présidentielle, le président des Républicains, et ancien ministre de l'Intérieur, a notamment affirmé qu'il "ne cèderai(t) pas, ni à la violence, ni au politiquement correct, ni aux dérives de l'État de droit, qui s'est retourné contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité".
Il a également promis, en cas d'arrivée au pouvoir, de "soumettre directement par référendum plusieurs" lois, notamment "pour réduire drastiquement l'immigration" qui, à ses yeux, "n'est pas une chance" car, "au-delà d'un certain nombre, une société multiculturelle devient toujours une société multiconflictuelle".
"Pour le moment, j'ai l'impression que s'il participe à une primaire, ce sera surtout une primaire de la droite avec la droite et non avec le centre (...) Je ne vois pas bien où est le centre dans les propositions que Bruno Retailleau porte", a commenté Yaël Braun-Pivet.
Comme la gauche, le bloc central allant des macronistes aux LR est face à un dilemme pour 2027, avec le risque de ne pas accéder au second tour en cas de multiplication des candidatures.
"Je ne sais pas comment (Bruno Retailleau) va évoluer sur le fond comme sur le sujet de la primaire, mais pour l'instant, ses intentions ne semblent pas être de s'ouvrir au centre", a ajouté Mme Braun-Pivet.
Ni LFI ni RN
Également interrogée sur la question de refaire un "front républicain" aux prochaines législatives pour entraver l'élection de députés du Rassemblement national y compris au profit de candidats LFI, Yaël Braun-Pivet a répondu : "Aujourd'hui, je dirais qu'il faut un ni-ni".
"Ni extrême gauche, car oui, bien sûr, la France insoumise est d'extrême gauche, ni extrême droite. Le Rassemblement national et LFI cherchent à diviser, à dresser les Français les uns contre les autres", a-t-elle développé.








