Jean-Pierre Farandou a rappelé lors de la séance de questions au gouvernement que cette proposition avait été formulée par le Medef "dans le cadre du dialogue social autonome" entre syndicats et patronat.
"Les pistes et les propositions qui ont été formulées ne sont absolument pas reprises par le gouvernement", a-t-il assuré, tout en soulignant que le travail des jeunes constitue "un sujet important sur lequel nous travaillons".
"Déclaration de guerre"
Selon des documents remis mercredi dernier aux organisations syndicales à l'occasion d'une réunion entre patronat et syndicats, le Medef a proposé la création d'un CDI "pouvant être rompu sans motif pendant les premières années", avec "une indemnisation croissante en lien avec l'ancienneté du salarié en cas de rupture".
Une proposition qualifiée par la CGT de "déclaration de guerre contre les jeunes et les salariés".
Le Medef a également proposé de se pencher sur le smic, "qui peut parfois constituer un frein à l'emploi pour les primo-entrants" sur le marché du travail.
La principale organisation patronale suggère aussi de renforcer les "engagements en matière de formation professionnelle", d'abaisser "en-deçà d'un certain âge" la durée minimale des contrats à temps partiel, de supprimer les délais de carence entre deux CDD ou encore d'augmenter leur durée légale.
Lundi, Matignon avait indiqué que la création du CDI imaginée par le Medef n'était "pas à l'ordre du jour". "La priorité du Premier ministre, c'est que les négociations des partenaires sociaux en cours sur les ruptures conventionnelles se terminent", avait ajouté la même source.








