Législative partielle dans le Loiret : la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l'emporte au second tour et conservera donc son poste

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Grâce à cette victoire, Stéphanie Rist devrait conserver son poste de ministre qu'elle occupe depuis le 12 octobre dernier. Elle avait à l'inverse promis de présenter sa démission du gouvernement en cas de défaite.
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La ministre de la Santé Stéphanie Rist sauve son poste: en remportant nettement dimanche le second tour de la législative partielle dans la 1ère circonscription du Loiret, face à la candidate RN, Mme Rist a décroché son permis de rester au gouvernement.

Stéphanie Rist, membre de Renaissance, a récolté 62,1% des suffrages exprimés, devant la candidate du Rassemblement national Tiffanie Rabault (37,9%), selon les chiffres de la préfecture du Loiret.

Le deuxième tour de cette législative partielle, provoquée par le refus du suppléant de Stéphanie Rist de la remplacer à l'Assemblée nationale, est resté marqué par une forte abstention (69,6%), déjà très élevée dimanche dernier (70,6%).

Grâce à cette victoire, Mme Rist devrait conserver son poste au gouvernement, qu'elle occupe depuis le 12 octobre dernier, comme elle l'avait annoncé en amont du scrutin. Elle avait à l'inverse promis de présenter sa démission en cas de défaite à la législative.

Stéphanie Rist laissera sa place dans l'hémicycle à une nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de la commune de Saint-Denis-en-Val.

"Je suis ravie d'avoir gagné cette élection dans un contexte difficile", a-t-elle réagi, satisfaite de "gagner nettement devant la candidate du Rassemblement national".

Élue pour la première fois en 2017, Mme Rist, rhumatologue de profession, est devenue une figure du macronisme dans le Loiret. Ancienne rapporteuse du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée, elle a notamment fait face ces dernières semaines à la grève des médecins libéraux.

"Beaucoup de travail"

Elle a assuré que sa suppléante arriverait "très rapidement" à l'Assemblée nationale, "car il y a beaucoup de travail au ministère".

Le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal s'est félicité du résultat, estimant que "les électeurs ont fait le choix de la compétence, du travail et de la proximité et le choix aussi du chemin dessiné par Renaissance pour le pays", dans un message posté sur X.

Stéphanie Rist avait récolté au premier tour 33,9% des suffrages exprimés, devant la candidate du Rassemblement national Tiffanie Rabault (27,2%) et la représentante de la gauche et des écologistes Ghislaine Kounowski (27,1%).

Mme Rabault, qualifiée dimanche dernier avec seulement onze voix de plus que Mme Kounowski, a salué "une progression qui se maintient", malgré ce revers.

Elle a décrit un résultat "très encourageant", notamment en perspective des prochaines élections municipales de mars, où elle est candidate à Orléans.

Lors des dernières législatives de l'été 2024, Tiffanie Rabault avait déjà été défaite par Mme Rist au second tour.

La candidate Renaissance, députée sortante, était alors arrivée en tête avec 69 voix d'avance sur la candidate de la gauche Ghislaine Kounowski, avant d'être élue à la faveur du désistement de cette dernière pour faire barrage au Rassemblement National.

Elle avait ensuite battu Tiffanie Rabault au second tour, en obtenant 67,7 % des voix exprimées, contre 32,3 % pour son adversaire.

Cette fois, la perspective d'une triangulaire a été rendue impossible par la forte abstention du premier tour. Ce nouveau scrutin avait été vivement critiqué par les oppositions, qu'elles ont qualifié de "coûteux" ou d'"inconséquence politique".

Mais comme en 2024, la candidate de la gauche Mme Kounowski avait appelé à ne donner "aucune voix" au Rassemblement national au second tour.

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