"Marre des perdants magnifiques" : Ruffin se dit être un candidat pour "gagner" à la présidentielle

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Le candidat à la primaire de la gauche François Ruffin a revendiqué samedi plus de 100.000 soutiens à sa campagne, et "10.000 volontaires de plus", affirmant être candidat pour "gagner" et en avoir assez des "perdants magnifiques", visant notamment Jean-Luc Mélenchon.
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"En 13 jours, nous avons rassemblé 100.000 soutiens dans le pays", et "10.000 volontaires" qui veulent s'engager, et s'ajoutent aux "8.000 qu'on avait déjà", s'est félicité lors d'un meeting à Paris le député de la Somme François Ruffin, qui avait confirmé le 26 janvier son souhait d'être candidat à la primaire de la gauche.

Soulignant qu'il n'y "a pas tant de personnes que ça qui savent le faire", le fondateur de Debout! a martelé être candidat pour "gagner", et non pour faire un simple "tour de piste" ou atteindre "le score d'Anne Hidalgo", la candidate du PS en 2022 (1,75%).

"Il y en a marre des perdants magnifiques, qui vous expliquent qu'à 400.000 voix près, on y serait, qu'il nous manque juste 3%. C'est pas ça qu'on veut. On veut passer le premier tour et on veut gagner au deuxième tour. On veut gagner, gagner, gagner", a déclaré François Ruffin, dans un tacle à Jean-Luc Mélenchon.

Le chef de file de La France insoumise avait réagi à son échec en 2017 en soulignant qu'à "600.000 voix près" LFI aurait été présent au second tour. Et en 2022 le mouvement a souligné qu'il lui en avait manqué 500.000.

Défense de la primaire

François Ruffin s'en est pris plus largement, sans les nommer, à "ceux qui ne veulent pas de cette primaire", qu'il s'agisse de M. Mélenchon, de Raphaël Glucksmann (Place publique) ou de Jérôme Guedj (PS). "De quoi ont-ils peur ? (...) Ils ont peur de leurs électeurs, ils ont peur du peuple de gauche, ils ont peur d'une profonde aspiration unitaire du peuple de gauche", a-t-il affirmé.

Lui-même veut au nom de cette aspiration unitaire passer par la primaire, même s'il assure que rien ne l'y oblige. "Demain (...) nous aurons nos 500 maires après les élections municipales. Donc on pourrait dire : on y va tout seul pour faire notre tour de piste. Ce n'est pas le choix que nous faisons", a-t-il dit.

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