Emmanuel Macron a appelé samedi à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela, où le peuple ne peut que se "réjouir" d'être "débarrassé" de la "dictature Maduro" après l'attaque américaine qui a abouti à la capture du président.
"En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple", a écrit sur X le président français.
Le chef de l'Etat plaide pour que la transition, "respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien", soit assurée "au plus vite" par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle 2024.
Donald Trump a de son côté déclaré que les Etats-Unis "dirigeraient" le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique "sûre" puisse avoir lieu, sans mentionner M. Gonzalez Urrutia. La cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado a elle fait valoir que M. Gonzalez Urrutia devait assumer "immédiatement" la présidence.
Un peu plus tôt samedi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait condamné la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines lors d'une opération qui "contrevient" au droit international, estimant qu'"aucune solution politique durable" dans le pays "ne saurait être imposée de l'extérieur".
Dans ce contexte, Emmanuel Macron s'est entretenu samedi au téléphone avec Donald Trump, mais aussi le président argentin Javier Milei, a fait savoir l'entourage du chef de l'Etat français, précisant qu'il avait aussi eu des "échanges écrits" avec le président brésilien Lula.
"La France est pleinement mobilisée et vigilante, notamment pour assurer la sécurité de ses ressortissants en ces heures d’incertitude", a encore souligné Emmanuel Macron.








