Voici qui met fin au suspenss pour les lycéens, les éutiants ou les Gilets jaunes : ils ne pourront pas solliciter de tracé ni demander des autorisations de manifestations aux préfectures. “Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées”, a-t-il assuré. L’air grave et solennel, le président de la République sortait tout juste d’une réunion organisée ce jeudi 22 octobre 2026 à l’Élysée, un conseil de sécurité en présence de Laurent Nuñez et de Gérald Darmanin, respectivement ministres de l’Intérieur et de la Justice.
Le président a donc tranché, les étudiants, lycéens et Gilets jaunes ne peuvent organiser de mouvement ce samedi 24 octobre 2026. Le but affiché par le président : “prévenir les violences, notamment celles de l’ultragauche”. Pour Emmanuel Macron, c’est cette tendance politique qui serait à l’origine des dégradations survenues la semaine dernière dans tout le pays. “Nous avons eu, samedi dernier, des actes politiques qui visent à faire tomber la République” a commenté le chef de l’État. “On a aussi des actes de délinquance qui ne sont pas de même nature”, complète-t-il.
Quelle suite pour les manifestations de ce samedi ?
Le président de la République laisse désormais “tout le pouvoir aux préfets” de faire un point sur la situation suite à ses annonces. Il le martèle : “Tout ceci vise à maintenir l’ordre”, alors que des couvre-feux sont en vigueur dans plusieurs villes depuis maintenant trois jours. “Les préfets tiennent depuis plusieurs jours, et c’est cela qui compte”, ajoute-t-il.
Ainsi, à Paris, la manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l'initiative notamment de la CGT, "pourra se tenir", a indiqué jeudi la préfecture de police. À Lyon, La préfecture du Rhône interdit "toute manifestation" samedi, après les violences et les pillages en marge des mobilisations du samedi 17 octobre dans l'hyper-centre, annonce-t-elle.
Pour le reste : “La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestations dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira", a annoncé le chef de l'État.
Le président a aussi rappelé que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, recevra lundi prochain lycéens, étudiants et collectivités locales pour parler des revendications des jeunesses.








