Les commerces touchés par les violences -qui sont "sans doute 3.000 au moins", selon le ministre du Commerce et des PME Serge Papin- bénéficieront d'un "fonds de soutien spécifique" et de mesures en matière de "chômage partiel", a ajouté M. Lecornu à l'issue d'une cellule interministérielle de crise.
La carte des couvre-feux devrait pouvoir être communiquée dans l'après-midi, après des discussions avec les maires concernés, a précisé le Premier ministre. Le chef du gouvernement n'a pas exclu d'instaurer l'état d'urgence "si c'est utile", mais il a estimé que les couvre-feux "paraissent davantage adaptés".
Les préfets "vont faire ce travail de discussion, non seulement avec les maires, mais aussi avec les chambres de commerce et d'industrie (CCI), parce que l'un des enjeux de ce couvre-feu, c'est la protection des personnes, mais aussi des biens et singulièrement des commerces".
À ses côtés, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a été reconduit lundi par le président de la République, Emmanuel Macron, après avoir donné sa démission, a assuré qu'"un certain nombre de mesures pour endiguer, empêcher d'agir les casseurs pilleurs" vont être mises en place "dès ce (lundi) soir".








