À Paris, où plusieurs lycées et universités ont été bloqués avant l'aube, la manifestation étudiante et lycéenne doit s'élancer à 14h de la place d'Italie pour rallier les Invalides, non loin de Matignon et du ministère de l'Éducation. Des organisations lycéennes et étudiantes demandent depuis plusieurs jours à être reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
A l'appel de cet acte V, l'Union syndicale des lycéens exige toujours la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d'euros pour les lycées.
Dans la matinée, la militante écologiste Greta Thunberg est venue apporter son appui aux manifestants devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), un des épicentres du mouvement.
"On nous vole notre avenir" et "les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin", a-t-elle déclaré, devant plus d'une centaine de jeunes rassemblés. Mais "nous n'allons pas abandonner", a-t-elle poursuivi, se disant "extrêmement fière des étudiants français".
A ses côtés, une vingtaine d'avocats venus organiser une "chaîne en robe pour protéger les lycéens" d'éventuelles violences policières, a constaté l'AFP.
Des blocages ou perturbations ont également été constatés par l'AFP devant plusieurs établissements à Montpellier, Rennes, Marseille ou encore Bayonne.
Globalement, quelque 200 lycées devraient être fermés ce mardi, selon le ministre de l'Education Edouard Geffray qui a évoqué sur France Inter une "décrue par rapport aux semaines précédentes".








