"C'est le combat qu'on veut conduire (à l'Unesco, ndlr) parce que nos cafés (...) et nos bistrots sont aussi ceux qui vendent beaucoup de croissants, beaucoup de baguettes, des produits de tradition et qui sont aussi à l'avant-garde de ce savoir-faire français", a lancé le chef de l'État lors de la traditionnelle remise de la galette de l'Epiphanie à l'Elysée.
L'association des Bistrots et Cafés de France a lancé en 2024 une initiative pour faire inscrire ces lieux de convivialité au patrimoine de l'Unesco.
"Les bistrots et cafés de France sont des passeurs du temps. Ils traversent les siècles et croisent les générations", souligne-t-elle sur son site.
La baguette, emblème dans le monde de la vie quotidienne des Français, a été inscrite en 2022 au patrimoine immatériel de l'humanité.
Ce patrimoine comprend les traditions orales, les arts du spectacle, les connaissances et le savoir-faire liés à la nature ou l'artisanat et les pratiques sociales.
Travail le 1er-Mai ?
Le chef de l'État a aussi plaidé pour l'adoption d'une législation permettant aux "commerces alimentaires, particulièrement nos boulangeries", d'ouvrir le 1er-Mai si elles le souhaitent, "en faisant le cas échéant travailler leurs salariés, avec bien sûr l'accord de ces derniers" et à condition que ce soit "mieux rémunéré".
Cette question avait donné lieu à un vif débat fin avril 2025. Certains boulangers étaient alors montés au créneau, dénonçant les contrôles menés par l'inspection du travail auprès de plusieurs artisans.
Car si eux sont autorisés à travailler, ils ont été épinglés pour avoir fait travailler leurs salariés en cette journée fériée et chômée en France.
"Même ceux qui défendent le 1er-Mai sont souvent contents de pouvoir acheter du muguet chez les uns ou de la baguette chez les autres et d'aller dans un restaurant qui est ouvert pour, avec leur famille, peut-être partager un repas", a lancé Emmanuel Macron.
"Il faut donner de la sécurité juridique", a-t-il insisté. "Je ne veux pas qu'on reste dans une situation avec des contrôles, des redressements", a-t-il insisté.
Le Sénat a adopté en juillet un texte pour permettre aux boulangers et aux fleuristes, notamment, de faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, une initiative vilipendée par les syndicats et la gauche.
Le président a souhaité que ce texte puisse poursuivre son chemin à l'Assemblée nationale, afin d'être adopté d'ici au 1er-Mai.








