Mobilisation toute la semaine des buralistes pour réclamer le gel de la fiscalité du tabac

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Les buralistes prévoient des rassemblements toute la semaine dans six villes de France pour réclamer le gel de la fiscalité du tabac à l'approche des débats budgétaires, avec en ligne de mire l'augmentation du prix des cigarettes au 1er janvier.
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"Du 7 au 11 septembre, les 22.500 buralistes se mobilisent dans 6 villes de France pour dénoncer un ras-le-bol fiscal qui menace leur modèle économique", écrit dans un communiqué lundi la Confédération des buralistes, organisme qui fédère la profession.

"À quelques jours des premiers débats sur le prochain budget de l'État et de la Sécurité sociale, le prix du tabac continuera, en l'état, d'augmenter mécaniquement au 1er janvier prochain sous l'effet de son indexation sur l'inflation. Pour la profession, cette mécanique a atteint ses limites", déplorent-ils. 

Les buralistes réclament le gel de la fiscalité du tabac et la fin de l'indexation automatique du prix des cigarettes sur l'inflation, instaurée par le projet de loi de finances de la sécurité sociale 2023.

Rassemblements dans des villes "qui ne sont pas des grandes métropoles"

Lundi, la mobilisation a débuté à Muret, près de Toulouse, et à Redon, en Bretagne, "des villes qui ne sont pas les grandes métropoles" pour rappeler que "la crise du réseau concerne la France des villes moyennes, des centres-bourgs, des campagnes et des périphéries", rappelle la Confédération.

A Muret, les buralistes d'Occitanie redoutent que la paquet de cigarettes passe de 13,50 euros à 14,50 début 2027 et dénoncent la contrebande de tabac venue d'Espagne ou d'Andorre, où le paquet de cigarettes coûte deux fois moins cher.

"On a déjà le paquet le plus cher d'Europe. C'est trop. La vente de cigarettes à la sauvette se développe, on assiste à une banalisation de la vente illégale", regrette Frédéric Pailhé, président des buralistes d'Occitanie. 

Selon lui, le trafic de cigarettes génère une baisse de fréquentation des bureaux de tabac, une perte de recettes de 30% pour la profession et 5 milliards d'euros pour l'Etat. 

"Nous avons beaucoup parlé, beaucoup alerté et beaucoup proposé. Pendant ce temps, les prix continuent d’augmenter, le marché parallèle prospère et notre réseau se fragilise. (...) Nous demandons des décisions courageuses et responsables", réclame Serdar Kaya, le président de la Confédération.

Mobilisation soutenue par Marine Le Pen

"On est vraiment arrivé à un point de bascule. Chaque euro, chaque centime rajouté au prix du paquet, c'est un cadeau fait aux trafiquants et aux réseaux mafieux", déplore de son côté Xavier Dupont, trésorier général de la Confédération, interrogé sur Ici Paris-Ile-de-France.

"La clé (pour les buralistes), c'est la diversification", témoigne Béatrice Fréchou, qui a ouvert cette année un Tabac-salon de thé dans le village de Daumazan, en Ariège, où la concurrence de l'Andorre est forte.

La mobilisation des buralistes est soutenue par la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, qui a défendu dimanche dans une lettre ouverte le "gel des taxes sur le tabac", affirmant vouloir "protéger" une activité "vitale pour la vie sociale" des communes.

Les buralistes prévoient une manifestation mardi à Givors (Rhône) et à Saverne (Bas-Rhin), puis mercredi à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Le plus grand rassemblement est prévu à Vernon (Eure) vendredi, ville dans laquelle le Premier ministre Sébastien Lecornu est premier adjoint au maire.

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