Imaginez un défilé de mode, avec ses décors, ses installations, son parterre de célébrités et ses tenues qui cherchent à casser les codes. Imaginez maintenant tout ce qui gravite derrière ces images. C’est tout un monde. Un univers méconnu que Brut. vous propose de découvrir pour répondre à cette question : qui se cache derrière ce que l’on voit ? Avec sa campagne “Nos jobs ont besoin de vous”, Indeed nous a aidés à découvrir les coulisses d’un monde riche et stimulant, grâce aux personnes qui font la Fashion Week. Car derrière cette manifestation, il y a des dizaines de professionnels, des savoir-faire uniques, des parcours et des personnalités qui, ensemble, rendent ces moments possibles. Qui sont-ils ?
“Une grande famille”
Pour qui se pose la question, “la mode, c’est comme une grande famille”, insiste Nizam Piarroux, maître plisseur. Il partage à Brut. les coulisses d’un métier qui se pratique depuis quatre générations dans sa famille, et qui consiste à transformer la matière brute d’un tissu “pour lui donner une nouvelle nature”. “Je suis le seul à faire 80 % des plissés dans le monde” énonce-t-il, non sans fierté. Au départ, c’est l’amour du travail qui l’a animé pour arriver à l’excellence. “J’ai commencé à travailler à l’âge de 12 ans. Je suis ensuite venu en France pour prendre soin de ma famille et parfaire mon art”, confie-t-il. Sa vision de ce métier rare ? “Il faut être doué de ses mains. (...) J’aime créer, changer la matière, faire les choses à la main”. C’est comme cela qu’il apporte sa touche à l’art du vêtement plissé et leur donne une âme singulière.
Pour cela, il travaille avec un moule en bois le tissu, pour le mettre ensuite à chauffer à la vapeur. 24 heures plus tard ressort un tissu bien plissé, comme s’il avait été porté plusieurs années (alors que celui-ci est neuf). Une étape méconnue de la mode, qu’il réalise pour des structures de la Fashion Week, comme la maison Maitrepierre.
À sa tête, Alphonse, propose de découvrir son métier : designer textile. C’est lui qui conçoit des pièces qui vont finir par habiller des mannequins de la Fashion Week pour présenter la nouvelle collection. “C’est impressionnant de se dire que, derrière un bout de tissu, il va y avoir plus de cent métiers différents !”, évoque-t-il non sans émotion. “On a toujours l’idée qu’on est juste à manipuler des tissus, mais non, c’est plus que cela.”
Derrière son métier à lui, l’idée, c’est de “raconter des histoires” autour d’un tissu. Cette passion première lui vient de sa famille. “Il y avait des artistes chez moi, ça forge l’envie de faire de la création”, évoque-t-il avec un sourire en coin. Il ajoute : “J’ai toujours eu la mode en moi. Il y a avait un peintre célèbre aussi dans mon entourage proche. Donc la création a germé naturellement. Avoir une marque, c’est comme être artiste, c’est fédérer autour de soi”, confesse le styliste avec émoi.
De manière plus pragmatique, designer est aussi défini selon Indeed par l’étape qui consiste à imaginer et dessiner des croquis pour créer les produits d'une nouvelle collection. Alphonse a justement travaillé avec Nizam pour designer une pièce de tissu et lui donner “un faux aspect de jean”. Car c’est aussi cela la mode, innover.
“Questionner” le vêtement
Alphonse travaille avec ceux capables de révolutionner la mode. “On veut questionner le vêtement que tout le monde a l’habitude de porter”, nous dit-il. Pour cela, il propose un tissu résolument tourné vers l’expérimentation. Cette dernière est réalisée par des artisans, qui travaillent la matière brute, comme peut le faire le maître teinturier Serge Haouzi.
Dans son atelier, des personnes trempent dans de grands bacs fumants des morceaux de tissus. “On procède de manière traditionnelle, en mélangeant avec des bâtons. On plonge le tissu avant d’en prélever un bout pour l'analyser. On sèche ensuite ce bout de tissu pour nous le montrer une fois sec. Ce dernier change de teinte à la lumière. L’idée est de rendre compte de couleurs plus éclatantes, on peut faire plein de choses”, raconte Serge.
Pourquoi ce métier et pas un autre ? “Car c’est tout un terrain de jeu ! Avant je ne faisais que du pressing, donc je nettoyais le vêtement. Maintenant que je travaille à le tâcher, jouer avec et le délaver, c’est super !” Avant de se lancer, il a passé un diplôme de maître teinturier. “J’ai eu ensuite la chance d’apprendre à teindre avec l’un des maîtres en la matière, Alex Starinsky. C’était le pape de la teinturerie. Ensuite j’ai récupéré une usine et j’ai décidé de faire de l’anoblissement du vêtement. Il atteste pour finir avoir appris “en autodidacte”, avant de le faire de façon “collective” grâce à ses collaborateurs.
Après le passage dans les locaux de Serge, direction le show pour la pièce unique de Maitrepierre. Elle sera portée aux yeux du monde dans un événement conçu sur mesure. Là aussi, les métiers de l’ombre entrent en jeu : attachée de presse pour accueillir les journalistes spécialisés, régisseurs pour installer, accueil géré par des physionomistes… Tout le monde s’agite pour faire vivre un moment inoubliable durant la Fashion Week. Ce sera mission accomplie pour la maison Maitrepierre. “Je suis si heureux à chaque fois de voir autant de personnes se mobiliser”, conclut Alphonse.
Grâce à Indeed, il est possible de rejoindre des secteurs avec des visions similaires d’un métier : une aventure collective et humaine. Selon l'Étudiant, en France, on compte près de “281 métiers d'art différents répartis entre 16 domaines d'activité”.
Des instants fédérateurs
Autres choses importantes à savoir, c’est que la mode en France représente plus de 610 000 emplois (directs ou indirects). En 2023, selon l’Express, elle équivalait à près de 154 milliards d’euros de chiffre d'affaires. Alors, si vous recherchez des métiers ambitieux, humains, manuels ou porteurs de sens, n’hésitez pas à vous tourner vers ceux d’Alphonse, de Nizam ou de Serge. Des instants “fédérateurs” (comme le show de Maîtrepierre) vous attendent, affirme ce dernier. Dans ses équipes : des personnes en reconversion ou encore en découverte du monde professionnel. Il conclut tout naturellement en évoquant que “tous les parcours sont les bienvenus, pour peu que l’on aime ce que l’on fait et que l’on souhaite s’investir”.
Pour rejoindre une telle aventure humaine, collective (ou même des centaines d’autres) ne pas hésiter à se rendre sur la page d’Indeed.








