Trois mois après le décès du navigateur, sa famille, les habitants de la ville où il résidait et des passionnés de voile se sont réunis en baie de Concarneau dans l'après-midi pour une parade nautique et un long temps de recueillement.
Peu après 17h, des géants trimarans Ultim aux petits monocoques de la classe Mini, en passant par les Imoca du Vendée Globe, les Optimist et les Figaro, des dizaines de bateaux ont commencé à parader au large, devant des milliers de personnes.
"Ce sont tous les bateaux qui ont jalonné la carrière de skipper de Charlie", a expliqué à l'AFP le marin Yann Eliès, l'un des organisateurs de l'événement, vainqueur en 2019 de la Transat Jacques Vabre avec Dalin.
Des dizaines d'anciens adversaires, équipiers ou amis voguaient ensemble
A bord de ces différents voiliers, Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam, Tom Laperche, Yoann Richomme ou encore Armel Le Cléac'h, des dizaines d'anciens adversaires, équipiers ou amis du Normand, qui naviguaient à l'unisson lors d'un ballet impressionnant.
Le long de la corniche, le public écoutait attentivement les prises de parole de la veuve du marin Perrine Le Pape-Dalin, de la ministre déléguée chargée de la Mer Catherine Chabaud et du président de la Fédération française de voile Jean-Luc Denéchau.
"Charlie dégageait vraiment une sérénité, une simplicité dans son regard, son sourire", a raconté ému Jean Valognes, 72 ans, retraité venu d'Île-de-France pour saluer un "grand bonhomme" de la voile.
"C'est extraordinaire, ce qu'il a fait. Ça me fait penser à Eric Roy (entraîneur de Brest également décédé d'un cancer, ndlr). Ce sont des gens qui se battent jusqu'au bout, qui sont inspirants", a estimé Paule Dubost, restauratrice à Vannes (Morbihan).
Un vol de la patrouille de France
L'hommage se concluera à 19h, par une minute de bruit, un survol de la patrouille de France et un feu d'artifice.
Le décès le 10 juin de Charlie Dalin à 42 ans, après deux ans et demi de combat contre une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST), avait généré une vague d'émotions et de réactions à travers la France et au-delà.
Sans la médiatiser initialement, le navigateur avait emporté la maladie à bord de son bateau, avec l'autorisation des médecins et un traitement adapté, lors de son tour du monde victorieux en un temps record (64 jours 19 heures 22 minutes).








