"Tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de bengales qui ont été mise sur les bouteilles de champagne et le tout a été approché de trop près du plafond. De là, il s'est produit un embrasement rapide, très rapide et général", a également déclaré Béatrice Pilloud, lors d'une conférence de presse à Sion.
La suite de l’enquête va notamment évaluer le respect des normes incendies dans le bar, et déterminer si les portes de sortie étaient suffisantes.
Pour le moment, "aucune responsabilité pénale n'a été établie" contre eux, a affirmé Beatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais, en réponse aux questions de journalistes pendant la conférence de presse. Avant de préciser qu'ils ne sont pas prévenus et donc libres de circuler et de rentrer en France.
Ces auditions ont permis d'aider à établir des listes de personnes qui étaient présentes lors de la soirée et ont "également permis d'expliquer la configuration intérieure des lieux, les travaux réalisés et la capacité d'accueil", a-t-elle ajouté.
Pour arriver à ces premiers résultats, les enquêteurs ont obtenu et analysé des vidéos.
La suite de l'enquête portera "sur les travaux"
La procureure a indiqué que la suite de l'enquête portera notamment "sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d'exploiter, les mesures de sécurité" ou encore le respect des normes incendie.
Présent à ses côtés, Stéphane Ganzer, chef du département de la sécurité, des institutions et du sport du canton du Valais, a lui indiqué que le "bâtiment était équipé d'une sortie de secours".
"Mais il faut imaginer lors d'un embrasement généralisé (...), on peut estimer que peu de personnes ont peut-être trouvé cette sortie", a-t-il dit.
Le bilan officiel de l'incendie est, à ce stade, de 40 morts et de 119 blessés, a indiqué vendredi Frédéric Gisler, commandant de la police cantonale valaisanne.
Mme Pilloud a ajouté que certaines personnes, qui dans un premier temps ne pensaient pas être blessées, se sont rendues dans des hôpitaux dans les heures suivantes.








