Dans une interview jeudi à la chaîne américaine Fox News, Trump a critiqué le rôle des autres pays membres de l'Otan, assurant que les Etats-Unis n'ont "jamais eu besoin d'eux".
"Ils diront qu'ils ont envoyé des troupes en Afghanistan... et c'est vrai, mais ils sont restés un peu en retrait, un peu loin des lignes de front", a-t-il déclaré, en référence à l'intervention d'une coalition internationale menée par les États-Unis pour chasser Al-Qaïda de ses sanctuaires après les attentats du 11 septembre 2001.
Au total, 457 membres des forces armées britanniques ont été tués en Afghanistan, selon des chiffres officiels.
"Sacrifices"
"Les commentaires du président Trump sont profondément décevants, il n'y a pas d'autre façon de dire ça", a réagi vendredi sur la chaîne Sky News le secrétaire d'État britannique à la Santé Stephen Kinnock, qui s'exprimait au nom du gouvernement.
"Je pense que quiconque cherche à critiquer ce qu'elles [les troupes britanniques] ont accompli et les sacrifices qu'elles ont consentis est totalement dans l'erreur", a-t-il poursuivi, soulignant que les "réactions aux propos du président Trump sont très claires dans l'ensemble du spectre politique" au Royaume-Uni.
Le Premier ministre Keir Starmer abordera ce sujet avec le président américain, a ajouté Stephen Kinnock.
La cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch a dénoncé des propos "absurdes". "Les troupes britanniques, canadiennes et de l'Otan ont combattu et sont mortes aux côtés des États-Unis pendant 20 ans. C'est un fait, pas une opinion. Leur sacrifice mérite le respect, pas le dénigrement", a-t-elle écrit sur X.
La présidente de la commission parlementaire des Affaires étrangères, la députée travailliste Emily Thornberry, a estimé que ces propos étaient "une insulte" pour les familles des personnes décédées.
"Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ?", a aussi réagi le chef du parti libéral-démocrate, Ed Davey, sur X.








