"Vers minuit, la police a été informée par un témoin que des engins incendiaires avaient été lancés depuis une voiture sur la Mühldorfstrasse", dans l'est de la capitale bavaroise, a précisé jeudi à l'AFP un porte-parole de la police régionale.
D'après cette source, "un engin incendiaire a pu être immédiatement éteint par la police", et "un autre a dû être désamorcé".
Plusieurs entreprises de l'armement se trouvent dans la rue où l'attaque s'est produite, dont le groupe Rohde & Schwarz, spécialisé dans les technologies de sécurité pour le gouvernement et l'armée, ou le munichois Helsing.
"Arrière-plan politique"
Selon la police, deux suspects ont été interpellés dans une station-service, une femme de 28 ans et un homme de 38 ans, tous deux de nationalité bulgare.
"Nous partons du principe qu'il y a un arrière-plan politique", a souligné le porte-parole, raison pour laquelle la police criminelle et le parquet de Munich ont pris en charge l'enquête.
Interrogé lors d'une conférence de presse aux côtés de ses homologues français et polonais à Weimar (centre-est), le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a assuré pour sa part que les services de sécurité tournaient en ce moment "à plein régime", dans un contexte de multiplication d'attaques hybrides dans le pays.
"Nous pouvons à tout moment tirer au clair ce type d'affaires", a-t-il ajouté, donnant pour exemple le survol par un drone explosif de l'aéroport de Leipzig survenu début août, attribué cette semaine par l'Allemagne à la Russie.
Concernant les événements de Munich, une porte-parole de Rohde & Schwarz a confirmé à l'AFP que des "engins incendiaires" avaient été trouvés à proximité de leurs locaux, précisant que "(leur) site lui-même n'est pas concerné".
Helsing, qui développe des logiciels d'intelligence artificielle et des systèmes autonomes pour la défense, n'a pas souhaité s'exprimer.








